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Faits saillants de l'histoire de Fraire

Le village s'est formé par suite de l'extraction du fer contenu dans son sol par nos ancêtres les Celtes. Cette extraction, qui se faisait dans des puits et des galeries de 10 à 30 m de profondeur appelés minières, s'est continuée jusqu'en 1882 et a dû cesser à cause de l'impossibilité de concurrencer les mines à ciel ouvert de la Gaume et de la Lorraine. Jusqu'en 1916 et même peut-être jusqu'à la guerre 1940-1945, l'un ou l'autre ancien mineur ont encore tiré artisanalement du minerai à Fraire.

Une preuve de l'ancienneté de ce travail du fer à Fraire nous est donnée par la conformation de la chaussée romaine Bavai-Trèves qui passe au nord du village. En effet, on sait que pour établir le caisson d'une route, les Romains mettaient en oeuvre les matériaux trouvés sur place. Or, près de Fraire, on constate l'emploi de silex de grosseurs dégressives mêlés à des crahiats de sarrasins dans les trois premières couches et de scories de fer dans la quatrième (supérieure), ce qui ne se produit qu'entre Chastrès et Florennes. 

Les noms de « Fraire » et de « Fairoul » proviennent des noms romains ferrarias (ferrières ou minières de fer) et ferreolis (petites ferrières).
Jules César, dans ses Commentaires, écrit que les Gaulois étaient très habiles à pratiquer des galeries souterraines, parce qu'il y a chez eux de grandes mines de fer : « Apud eas, magnae sunt ferrariae ». Ce nom est resté celui de notre cité. 

L'ancienneté du village est aussi attestée par la découverte sur son sol de nombreuses pièces de monnaie gauloises en potin (alliage cuivre-plomb). 26 pièces du type Nerviens ou Gorduniens (tributaires des Nerviens qui habitaient le long de l'Eau d'Heure et qui ont laissé leur nom à Gourdinne) ont été trouvées en 1872 (ou 1862 ?) près du cimetière franc de la Maroquette ; deux autres monnaies semblables furent rencontrées, l'une aux "minières", l'autre à Fairoul. 28 pièces du type Atrébates sont trouvées en divers endroits en 1874. Elles attestent la plus extrême décadence, car elles ont été produite par le simple procédé du coulage et offrent toutes les même type.
Un type général de monnaie était utilisé dans toute la Gaule Belgique ; chaque peuplade marquait son monnayage particulier par une modification du coin primitif. Les pièces trouvées à Fraire et à Fairoul appartiennent à ce qu'on appelle le type du rameau. Elles portent d'un côté des feuilles grossièrement dessinées, parmi lesquelles on voit quatre globules ; de l'autre, entouré de divers emblèmes, un cheval qui rappelle Epona, déesse des chevaux.
© cgb.fr - Image empruntée au site cgb.fr de la C.G.B.   Exemple de monnaie en potin du type "rameau".
Diamètre réel : 21 mm (comme la pièce de 5 cents d'euro, mais trois fois plus épaisse) - Poids : 5,7 g.

On ne remarque dans ces pièces aucune trace de l'influence romaine ; elles précèdent donc l'arrivée des Romains dans notre pays et seraient du dernier ou de l'avant-dernier siècle avant J.-C.

En 1883, une pièce en argent de l'empereur Constantin II (337-340) a été trouvée sur le territoire de Fraire.

Vers 1976, lors de travaux d'aménagement dans l'école communale de Fraire, un aureus de Trajan fut récolté dans une tranchée à 80 cm de profondeur. (Bulletin du Cercle d'études numismatiques, vol. 44, rub. Trouvailles de J.-M. Doyen, 2007 - Signalé par Achille Trotin.)

En 1862, un cimetière franc est mis à jour à la Maroquette, non loin de la maison Augustin Croisez (maison de feu Mlle Simone Claes), (au-dessus du double sentier croisé qui relie la rue des Minières - vers l'ancienne scierie Hautenne - à la rue Maroquette) ; une partie des poteries mérovingiennes que l'on y a trouvées sont maintenant au musée archéologique de Namur, qui les rassemble sous la dénomination « tombes romaines de Fraire ».

Le centre du village s'est formé autour du "Preyat", ce qui signifie "marais herbeux et fleuri", au milieu duquel s'écoulait une eau excellente pour bêtes et gens au lieu-dit le Wez (gué). Après avoir remblayé la plus grande partie du marécage, c'est à cet endroit que fut élevée en 1873 la fontaine monumentale en fonte et pierre taillée qui a fait la fierté des Frairois jusqu'en 1951, lorsque, dans le but d'agrandir la place du Monument, la partie en fonte fut vendue à un particulier, dans le jardin duquel elle a toujours pu être vue jusqu'en 2008 (propriété privée). Mais, à partir de juin 2008, elle a retrouvé un emplacement plus proche de son lieu d'origine, grâce à l'autorisation de Mme Bayot et à l'aide du groupe des "Pîssintes du Fiêr" de Fraire. Plus de détails sur le site des "Pîssintes du Fiêr"

Les villas de Fraire et Fairoul furent données à l'abbaye de Lobbes au VIIe siècle. Fraire-la-Grande, Fairoul et les autres églises des environs étaient du concile de Florennes, qui comptait 58 paroisses (54 en 1187). 

679. La souveraineté sur Fraire-la-Grande fut conférée à l'abbaye de Lobbes du temps de saint Landelin, déjà avant 679, date de la mort de Dagobert II.

D'après le polyptyque de l'abbaye de Lobbes, Fairoul appartenait à cette abbaye en 868.
L'abbaye de Lobbes avec toutes ses dépendances est donnée à l'évêché de Liège le 15 novembre 889 par Arnoul de Carinthie. Fairoul devient donc en 889 pays de Liège ; elle en fut détachée par la suite pour faire partie du pays de Namur.
Pays de Liège en 889, Fairoul est constaté au XIIIe siècle pays de Namur, baillage de Thy-le-Château.

1015. Bataille de Florennes entre Godefroid III de Brabant (armoiries : « De vair à deux chevrons de gueule ») et Regnier IV, comte de Hainaut, aidé de Lambert II, comte de Louvain ; celui-ci y est tué.
Le lieu de ce combat se trouve entre Hemptinne, Yves-Gomezée et Saint-Aubin, près de la ferme isolée « Al Bataille ». C'est là qu'aurait combattu le fameux Colin dit « Maillard » — à cause du maillet qui était son arme habituelle —, soldat de notre région, qui, bien qu'ayant perdu la vue dans cette bataille, aurait continué à donner de vigoureux coups de maillet (son arme habituelle) à l'ennemi en se faisant guider par ses compagnons. 

1209. La dîme est due à l'abbaye d'Aulne. Fraire dépend donc de l'abbaye d'Aulne, d'où collation de la cure par celle-ci. 

1258. Une fondation est établie par Gilles, premier curé de Fraire connu :
Le 27 octobre, Laurent li Wainiers et Aye, sa femme, habitants de Fraire, donnent leurs biens au couvent d'Aulne, pour en jouir après leur décès :
« Tel quest (acquisition), dit l'acte de donation, com nos avons fait à jeus (à eux) et tel aquet com nos fesins à Adam Belin en manage et en terre et tous nos meules en terre de Defors.
Ils continueront à jouir des uns et des autres pendant toute leur vie.
Cette terre « muet » (relève) du seigneur Gillion de Roisin.
½ bonnier a Robat core. 3 quarterons a fait dord tènement Gossart de Wamuel. ½ bonnier delez le sentier d'Amont, une piechete (pièce) qu'il aquist à Adam Belin. A canal quarteron et ½ a Aln'haie. »
Cette donation fut faite en l'aître (cimetière) de Fraire-la-Grande en présence du curé Gilles, du maire et des échevins : Ernous ou Ernons, premier maire connu, Nicolas Boivins, Bertrand li Corbisiers, Jehan li dame Elekine, Thomas de Kevi, Pierars li eskevins et Jehans Nokins, échevins.

1560. Antoine de Glymes reçoit la disposition des biens de Fraire et Laneffe.
 
Les seigneurs de Fraire n’habitèrent guère la localité, sauf Antoine, Charles et Gilles-Alexis de Glymes.
Vers 1560, Antoine fit construire le corps de logis actuel du château, avec ses fenêtres à meneaux et sa porte en ogive, et le dota de la magnifique cheminée qu’on y voit encore dans la salle d’armes.
Cette cheminée en grès, de style Henri II dont le manteau est porté des deux côtés par des courges sculptées (figures et formes humaines) laisse voir les huit quartiers de Glymes : « Glimes, Lahaye, Hui, Vaux, Saint-Mars, Neverlée, Romerée, Louvrange ». C’est la « maison du seigneur », son lieu de résidence lorsqu’il visite sa seigneurie de Fraire.
 
A gauche : l'atlante du montant gauche de la cheminée, partiellement décapé par Mme Paulette Devoldere. (Le montant droit est formé d'une cariatide)
 
Ci-contre, à droite, une portion de la partie gauche du linteau (entablement) comportant l'indication de quatre des quartiers de Glymes et dont la représentation du seigneur surmonte la devise « Toujours serai Glimes ».

 

Dans la liste des sorciers jugés à Namur de 1509 à 1646, nous relevons au n° 22 Mariette Blémal, de Fraire, brûlée par sentence de la haute cour de Namur en 1520.
Au n° 151, Marguerite Cellier, de Fraire, accusée de sorcellerie et acquittée par sentence de la haute cour de Namur en 1562.
D'après la brochure "Les sorcières en Entre-Sambre-et-Meuse", le 6 juillet 1640, aurait eu lieu à Fraire l'arrestation d'Hélène du Varabats, accusée par Anne Teste et Marguerite Séverin, exécutées elles-mêmes comme sorcières (reg.329, fol 43 v°). Elle est soumise à la torture le 12 juillet (ibid). Le 21 juillet, on la soumet à la « veille » pendant cinq heures (ibid fol 44 r°). Le 7 octobre, elle est bannie à jamais de la principauté (ibid). 

En 1609, Barthélemy de Gozée (pierre tombale à Fairoul) est signalé maître de forges à Fairoul. 

Vers l’an 1612, « Les manants et les bourgeois de Fraire ont donné à Charles de Glismes, leur seigneur, le bans ou moulage dudit lieu pour aler au moulin où il plaira audit Seigneur ». Le curé a retenu sa « franchise et liberté » pour lui et ses successeurs.
Donc, à Fraire, la banalité du moulin n’existait pas auparavant ; mais dans la suite, le pasteur seul en fut exempt. 

L’hiver de 1622 avait été très rude : le 26 mai, la terre était encore toute couverte de neige. 

1627. Le presbytère est abîmé par un ouragan.

  • Pendant le XVIIe siècle, et plus spécialement entre 1632 et 1660, diverses armées (françaises, autrichiennes, germaniques, etc.) circulèrent en Entre-Sambre-et-Meuse, vivant sur le pays en pillant les villages pour se nourrir. C'est ainsi que, régulièrement, les habitants fuyaient leur village, souvent pendant plusieurs mois — si pas des années : Fairoul a été considéré comme désert pendant quatorze ans ! — pour se réfugier dans des villages voisins afin de se renforcer mutuellement dans la lutte contre les pillards. C'est ainsi que les habitants de Morialmé, Fraire, Chastrès et Laneffe se retrouvèrent alternativement les uns chez les autres. En 1639 et en 1647, tout le monde se retrouve dans l'enceinte fortifiée du château de Laneffe; en 1649, ce sera dans celle de Chastrès; en 1651, la destination n'est pas connue ; en 1652, de nouveau à Laneffe; en 1653 et 1655 à Morialmé; en 1656, tous les villages voisins se retrouvent à Fraire; etc. Dans de telles conditions — et la peste s'étant déclarée dans toute la région en 1636 —, il n'est pas du tout étonnant que l'on ait mis sur pied dans tous les villages environnants des processions accompagnées d'hommes armés pour se mettre sous la protection de Saints Patrons. Ces manifestations furent sûrement à l'origine de nos Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse. 

1636 : la peste se déclare dans toute la région. Le curé Chauviaux et 65 autres Frairois en sont morts. 

1638. Première sortie de la marche militaire de Saint-Eloy à Laneffe, procession promise lors de la peste de 1636. (Les Laneffois datent leur marche de 1635.) 

Aux mois d'août et septembre 1659, les armées royales commandées par le prince de Condé occupèrent un grand nombre de localités du pays de Liège, entre autres Nalinnes et Ham-sur-Heure, où s'établit le quartier de la cour.
Les Condéens vinrent à deux reprises attaquer furieusement notre village, mais les deux fois ils furent repoussés. Irrités, ils revinrent en plus grand nombre.
Le 9 octobre, ils mirent le feu au village. Toutes les maisons furent incendiées. L'église et la maison du seigneur seules échappèrent aux flammes. Jean Banyonne, mari d'Agnès Chauviaux et beau-frère des curés Arnould et Jacques, malade depuis quatre ou cinq ans, ne put se sauver. Il fut retrouvé carbonisé dans les ruines de sa maison réduite en cendres. 

1669 : Marie Goderniat laisse sa maison, avec grange et jardin, pour servir de presbytère, ainsi que 6 ha 3158 à la fabrique d'église. 

1674. Le hameau de la Maroquette se constitue avec l'arrivée de la famille de Martin Maroquin. 

L'après-midi du mardi-gras, 8 février 1780, eurent lieu à Fairoul « plusieurs charivaris, tumultes et batailleries », d'où les acteurs ne sortirent pas indemnes. Des jeunes gens de Fraire, « le visage enfariné et déguisés en leurs habillements », étaient entrés chez Martin Mathieu, bourgeois de Fairoul, « aubergiste de son stil ». Ils firent boire des enfants, versant par terre leur bière et celle des consommateurs à qui ils cherchaient querelle. L'échevin Pierre Lemart, qui buvait une canette, ayant fait des observations, reçoit des coups de bûche de Mortot et est blessé grièvement. Le valet de la ferme Bourgy est trouvé blotti sous un lit « de la place d'en haut sous le fournil » et est battu comme plâtre. Malgré les objurgations de Lambert Bourgy, qui les exhorte au calme, une troupe de plus de cinquante hommes envahit la maison des Sternaux, scieurs, qui s'enfuient chez leur frère, non sans avoir reçu des coups de bûches. Après ces exploits, les gens de Fraire « s'en retournèrent à leur village en invectivant ceux de Fairoulle d'une quantité de menaces ». Les blessés furent soignés le jour même par le chirurgien Andrien Clercq de Walcourt. 

13-7-1788. Orage d'un quart d'heure très dévastateur sur la Beauce, la Picardie, la Flandre et la Wallonie. Grêlons d'une livre ! 

La bataille de Jemappes (6 novembre 1792) fit tomber la Belgique au pouvoir de la France républicaine, et chaque localité élut ses conseillers municipaux, ayant à leur tête un agent municipal. Pour nous, ce furent André Debiesme et L. Wauthier (1793). 

Le 25 juin 1794 s'engagea à Heppignies et Fleurus la bataille entre les Français commandés par Jourdan et les troupes austro-belges. Jourdan fut vainqueur. La République française est maîtresse du pays. Fraire et Fairoul font partie du département de Sambre-et-Meuse (21 cantons).
Des massacres collectifs furent organisés à Nalinnes, Tiercelet et Mons. En quelques semaines, deux cents personnes furent assassinées et deux mille détenues. Seize prêtres et religieux belges furent décapités à Arras, tandis qu'on arrêtait l'évêque de Namur.
Les soldats français vinrent à Fraire en 1794. L'église fut profanée, pillée, et le tabernacle enfoncé. La cure subit le même sort : la bibliothèque disparut ainsi qu'une partie du mobilier. Tous les registres paroissiaux que l'on trouva furent aussi emportés. Nos deux églises furent fermées et le culte interdit. 

  • Sur la place de l'Eglise, à Fraire, les rez-de-chaussée de certaines maisons anciennes sont devenus des caves, dans lesquelles on peut encore voir l'emplacement d'anciennes fenêtres, à cause du remblayage progressif du Preyat (entre les années 1700 et 1850 approximativement) qui atteint 3 m à certains endroits.

Nous avons vu plus haut que Fraire et Fairoul avaient formé une seule commune-paroisse jusqu'au Xe siècle. Puis Fraire fit partie de la principauté de Liège, tandis que Fairoul entrait dans le comté de Namur.

Les deux localités de Fraire et de Fairoul sont de nouveau réunies en 1810 sous le nom de commune de Fraire-Fairoul, arrondissement communal de Dinant, département de Sambre-et-Meuse.
Maximilien Maudoux, maire de Fairoul, devient maire de la nouvelle commune.

En juillet 1814, Fraire-Fairoul, dont Maudoux est toujours maire, est rattaché à l'arrondissement de Rocroy, département des Ardennes. 

Enfin, en 1818, à la suite du rattachement de notre pays à la Hollande, la mairie de Fraire-Fairoul fait partie du canton de Walcourt, arrondissement de Philippeville, province de Namur. 

1824 Début de la construction de la section routière Charleroi-Philippeville en 5 mètres de large.
Le millésime 1824 était inscrit sur le mur au pied de l'église de Laneffe avant sa réfection dans les années 1960 ou 1970 et est gravé sur la potale de Saint-Joseph, qui est incluse dans le mur de l'ancien café de "La Petite Chapelle" à Fraire, au carrefour de la grand-route (rue de Rocroi) avec la rue de Mahy.
La route, reprise par l'Etat en 1867, vit du même coup la suppression des barrières d'entrée à péage dans le village.

Pour le transport des minerais de Fraire et Laneffe à la Meuse, la Province, seule cette fois, envisage de joindre Fraire à Rouillon (6 lieues), mais, faute de trouver l'argent à un taux assez bas, elle diffère la réalisation de son projet. La largeur totale portée sur le devis est de 10 mètres ; par souci d'économie, la partie carrossable n'en dépasse souvent pas 3 mètres. La route fut réalisée de 1834 à 1839. Son élargissement sur 6 mètres a été réalisé dans les années 1960.

1830 : Le baron de Cartier d’Yves construit son château à Fairoul et son laminoir au Pré des Orgiers. 

Le 20 septembre 1839, il fut procédé au partage des biens de la famille de Glymes. Les propriétés de Fraire, Laneffe, Ham-sur-Heure et Cour-sur-Heure échurent à don Vincent Fernandez de Cordoba Veraz y Lacerda, qui mourut à Paris en 1870. 

1845. Construction sur la place de l'Eglise d'un bâtiment comprenant une école et une salle destinée aux séances du conseil communal.

1848. Etablissement d'un nouveau cimetière à son emplacement actuel. 
27 novembre 1848 : inauguration des trois lignes de chemin de fer Charleroi-Walcourt (22 km), Walcourt-Morialmé (13 km) et Berzée-Laneffe (16 km), cette dernière ligne étant desservie par des convois tirés par des chevaux.
Ces chemins de fer, dans les premiers créés en Belgique, furent établis à partir de 1845 par une compagnie anglaise, la société anonyme du Chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse, qui en s'associant aux sociétés Anvers-Rotterdam et de l'Est belge, devint en 1864 la compagnie du Grand Central belge. Le 1er janvier 1897, le Grand Central belge est absorbé par l'Etat. Le but premier de ces lignes était de favoriser l'exploitation des mines de fer de Fraire et sa région. Notre ligne Walcourt-Vogenée-Fairoul-Fraire-Morialmé sera l'année suivante allongée jusqu'à Châtelineau et, beaucoup plus tard, un raccordement sera créé depuis Morialmé vers Pavillons et Florennes. 
Au cours de la journée, les wagons chargés de minerai à Morialmé, Fraire ou Fairoul redescendaient jusqu'à Walcourt sans machine, en profitant de la pente naturelle de la voie. 
D'après certaines sources non vérifiées, les wagons auraient été tirés par des chevaux et mis en place près des lieux d'extraction tous les matins en vue des transports de la journée.

Le viaduc Richards, dit
des "Sept-Ponts", à Fairoul, construit par la société E. Riche, d'Anvers, dont le siège était à Thy-le-Château, pour le compte de la S.A. du "Chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse".
(La pente vers Walcourt
est bien visible.)

Le 21 février 1849, dernier enterrement dans l'aître de l'église de Fraire : Maurice Parent.
1er mars 1849, mise en service et bénédiction par le doyen de Walcourt, le curé de Fraire et le vicaire de Fairoul du nouveau cimetière de Fraire situé sur le haut du Fays, dont l'établissement avait été décidé en 1845, et dont la construction des murs avait commencé le 1er juillet 1848.
La partie sud de l'aître a alors été vidée de ses tombes, dont certaines ont été transférées au nouveau cimetière, et a alors servi de cour de récréation pour l'école qui se tenait dans le bâtiment actuel des "Trois fois vingt".

Le 13 janvier 1849, établissement d'un service de messagerie (diligence) pour voyageurs et colis Philippeville-Fraire et vice-versa, par Couturiaux. 

1850 : Le 15 août, inondation causée par un typhon qui sévit pendant dix heures sur toute la Belgique.

  • Les limites de la zone contenant les minières sont bordées par au moins neuf croix d'occis, dont la plupart rappellent les causes de décès de certains mineurs de fer.
  • Les aîtres des églises de Fraire et de Fairoul contiennent encore quelques anciennes pierres tombales historiquement intéressantes.

Oculi LechatUn tableau de 2,50 m sur 4 m, réalisé en 1870 par le peintre dinantais Franz Sodar, peut se voir dans l'église de Fraire. Il représente, avec une grande précision physique des visages, d'après les contemporains (Marie-Thérèse Mathieu, morte à 97 ans en 1955, fille de François, celui qui soutient Oculi sur le tableau, disait que c'était de « vraies photos »), le sauvetage pendant six heures, grâce à l'aide miraculeuse de sainte Barbe, du mineur Oculi (ou Victor) Lechat (el Quili), enseveli sous un éboulement de quinze mètres de sable dans un puits de mine à la Maroquette, au lieu-dit « Taille gâtée », le 22 mai (ou mars) 1865. Oculi habitait, semble-t-il, une petite maison qui faisait le coin (est) entre la rue Maroquette et la rue de la Chapelle. En ruine dans les années 1950, elle a été rasée dans les années 1970.
Sur le tableau, à gauche se trouve vraisemblablement François Mathieu (el Mouche), aux cheveux roux, soutenant Oculi Lechat (visage très pâle). De chaque côté de ces deux personnages se trouvent trois autres hommes, dont l'un est encore dans le puits ; il doit s'agir de Théodore Lambert, François Chochol et peut-être Célestin Blavier (el Grand Céleste). Derrière ces personnages se trouve une sorte d'auvent incliné appelé « hutia » en branches garnies de paille, servant à protéger l'entrée du puits contre la pluie et, peut-être, à aérer la mine en redirigeant le vent. Devant ce puits se trouve une curieuse pelle à manche court inversé, appelée « maike » en Flandre, utilisée dans les galeries étroites.
A noter que le sujet de ce tableau est parfois confondu à tort avec un des miracles de Notre-Dame de Walcourt advenu au XIIIe siècle, qui concerne un mineur d'Yves enseveli par un éboulement au lieu-dit « Minière à Bia », au sud d'Yves-Gomezée. 
(Les renseignements concernant ce tableau proviennent du livre Fraire-la-Grande et Fairoul, de l'abbé Evrard ; du livre Fraire sur les traces de son passé minier, d'Achille Trotin, et du récit de Léon Adam paru dans La Nouvelle Gazette vers 1980, conservé et retransmis aux « Pîssintes du Fièr » par Bernard Bauthière.)

1866 Apparition du choléra, déjà présent dans toute l'Europe occidentale. 

1870 Don Vincent de Cordoba fait donation à la jeunesse de Fraire de la place Verte et ses alentours, pour servir de plaine de sports. On y établira le premier terrain de football, qui a disparu en 1963 sous la nouvelle route à quatre bandes.

Le 5 février 1871, construction de la fontaine monumentale : 14.122,98 F, surmontée d'une vasque de couronnement : 1.400 F par souscriptions particulières (voir plus haut). Cette fontaine a été représentée en 1911 sur le rideau de scène de la salle "Saint-Remy". Après le remplacement de ce rideau de scène à enroulement central vertical par des rideaux latéraux en 1957, celui-ci a servi de toile de fond jusqu'à l'incendie de la salle en 1964.

En 1858, huit firmes importantes exploitaient le minerai de fer : Pierre Gustin, la société du Monceau, Dorlodot d'Acoz, Louis Ponslet, le baron de Cartier d'Yves, Maximilien Flandre, la société de Saint-Lambert et la société de Montignies-sur-Sambre. 
L'exploitation des minerais fut surtout considérable entre 1845 et 1865 et procura un travail abondant et bien rémunéré aux ouvriers de la commune et à ceux venant de Thy-le-Baudhuin, Laneffe et Hanzinelle.
En 1882, la nouvelle machine d'exhaure établie dans le lieu-dit "bayau de la Machine" a fait descendre la nappe d'eau d'une profondeur de 10 à 12 mètres. Elle cessera définitivement de fonctionner le 15 octobre de la même année.
Aux temps heureux qui précédèrent cette date, notre commune prête de l'argent à d'autres communes et à des particuliers. Un détail en dira plus long que tous les discours. En 1851, un concours de jeu de balle est organisé, dont les premiers prix sont cinq montres en or et les deuxièmes prix cinq montres en argent ; ces montres, de fabrication suisse, ont été achetées à Bruxelles par le bourgmestre accompagné d'un horloger de Farciennes, qui reçut une commission de 5 F par montre. 

1876 : Le 12 mai, un ouragan ravage les bois de Fraire et les arbres de la place publique (place Verte).

1890.
Edification de la chapelle Saint-Ghislain, adossée à l'ancienne potale.
27 avril, aménagement en petit lavoir de la fontaine Garot, rue de Saint-Ghislain.
20 juillet. Décision d'étendre la gratuité de l'enseignement à tous les enfants dès la rentrée de l'année scolaire 1890-1891. 

1900 : Création de la fanfare "L'Union"

Le 26 juillet 1902, de violents orages, accompagnés de grêle particulièrement dévastatrice, frappent les provinces de Namur, Liège et Luxembourg. Une tornade cause des dégâts dans la région de Fraire. (www.meteo.be)

10 juillet 1904. Une marche militaire accompagne la procession de Saint-Ghislain

Le 22 octobre 1905, Alexandre Dubois (je pense qu'il s'agit du père de l'ancien forgeron-maréchal-ferrant de la route d'Yves) décide de se faire raccorder au téléphone. Ce qui sera effectif à partir du 1er janvier 1906. 

  • Extrait d'une décision du Conseil communal de Fraire le 11 août 1907 : "Vu la loi du 1er août 1899 relative à la police de roulage; vu également l'arrêté royal du 4 août 1899 pris en exécution de cette loi; considérant qu'il existe un véritable danger pour les habitants riverains des routes, où les automobiles passent souvent avec des vitesses vertigineuses ; considérant qu'il convient de mettre un frein à cet abus de la loi, arrête les présentes dispositions réglementaires. Les voitures — automobiles ou non —, ainsi que les motocyclettes et bicyclettes, ne pourront plus désormais rouler à une vitesse supérieure à dix kilomètres à l'heure pendant la traversée de l'agglomération. Des poteaux réglementaires rappelant le maximum susdit de la vitesse seront placés à l'entrée et à la sortie de la localité."

30 avril 1911. Inauguration du Cercle Saint-Remy. La salle est dotée d'une scène en bois, avec un rideau levant verticalement en s'enroulant par le centre, sur lequel était peinte la fontaine monumentale de la grand-place de Fraire, encadrée par deux faux rideaux latéraux. Sans certitude, ce rideau de scène aurait été conçu et peint par Léon Flandre, grimeur habituel des troupes frairoises jusqu'à sa mort en 1972.

Le 4 août 1914, la « Grande Guerre » est déclarée.
15 août. La procession de Fairoul se déroule au son du canon qui bombarde Dinant.
22 août. Le village est presque complètement abandonné. Des duels d'artillerie se prolongent jusqu'à 7 heures du soir. Les canons français, échelonnés au sud de la route de Chastrès (rue des Ourmes), à 200 m au nord du cimetière, tirent vers Tarcienne. Un régiment de Turcos loge à Fraire.
Le lendemain 23, les Allemands occupent Fraire vers 10 h. Le dimanche suivant, nous logeons un régiment de Dusseldorf. Deux maisons sont incendiées.
Le 25 août, près de la Botte, Maximilien Delhaye (66 ans) a été surpris par les Allemands un revolver à la main. Il a été pendu à un arbre près du carrefour de la Fostelle entre Fraire et la Botte. On a retrouvé son corps le surlendemain dans un fossé, le front ouvert d'un coup de sabre.
Alphonse Spilette, 45 ans, simple d'esprit, a été emmené par les Allemands ligoté à un canon. Il sera exécuté à Fosses et inhumé sur place (d'après les comptes rendus d'Eugène Dereine et du curé Toussaint).

1915. La moitié de la population de Fairoul ainsi qu'une bonne centaine d'habitants de Fraire sont réfugiés en France.
1918. En octobre, la grippe espagnole, qui durera deux ans, sévit et emporte le curé Walgraffe et une soixantaine d'autres Frairois. Cette grippe, très meurtrière, fera beaucoup plus de victimes que la Première Guerre mondiale : cinquante millions de morts au moins, dont vingt millions en Europe seule, alors que la Grande Guerre a provoqué mondialement neuf millions de morts.
• A propos des pandémies de grippes particulières, signalons qu'elles se produisent grosso modo tous les vingt ans et qu'elles commencent presque toutes en Chine. La grippe dite espagnole, qui ne porte ce nom que parce que c'est l'Espagne qui l'a identifiée la première quand elle est arrivée dans ce pays, aurait débuté le 4 mars 1918 dans une ferme du Kansas aux Etats-Unis, par une contamination de grippe aviaire de volatiles sur un être humain ; elle aurait ensuite été transmise à l'armée qui allait partir en Europe se battre contre l'Allemagne, ce qui a aidé à la répandre dans le monde. — Principales pandémies de grippe connues : l'influenza de 1897, la grippe espagnole de 1918, la grippe asiatique de 1957, Ebola en 1976, la S.R.A.S. (syndrome respiratoire aigu sévère) de 2003, la M.E.R.S., la H1-N1 de 2008 et la Covid-19 de 2020. Voyez ici la définition de la grippe telle qu'on l'expliquait dans un livre de médecine vers 1920.

La Première Guerre mondiale a fait treize victimes frairoises, onze militaires et deux civiles, sans compter les décès dûs à la grippe espagnole. Les victimes militaires : Calixte Tamenne (célibataire, enterré à Fraire dans le caveau familial), Aimable Leduc (tué dans les premiers jours de la guerre ; enterré au cimetière de Marchovelette), Ema Peronne, Nestor Deville, Joseph Gilquart (fils unique, célibataire. Réfugié en France, a été incorporé en France par l'armée belge et envoyé se battre en Belgique en 1915. Tué par une bombe à Boesinghe le 5 juin 1917 à l'âge de 30 ans. Enterré à Fraire juste à droite de l'entrée du cimetière), Victor Hontoy (célibataire, oncle d'Hervé Bayot, habitait la maison familiale [Bayot] sur la place. Il est mort pour la patrie le 26 août 1917 à l'âge de 24 ans. Enterré à Fraire dans le caveau familial, sur la droite du cimetière, à une trentaine de mètres de l'entrée), Ernest Flandre (célibataire, réfugié en France et incorporé de là. Mort en brave devant Dixmude le 28 septembre 1918. Il habitait Fairoul et y est enterré), Léon Matagne (grand-père de Marie-Claire Charlier, maman du boucher Denis Colonval, habitait la Maroquette. Soldat dans l'artillerie de forteresse, il a été fait prisonnier et est mort au lazaret de Friedrichshütte à Giessen, en Allemagne, le 3 novembre 1918 à 32 ans. Il était marié et père d'une fille. Ramené à Fraire huit ans plus tard pour y être enterré tout au bout du cimetière, à gauche de la petite porte), Xavier Mottiaux (mort en brave à Bruges le 6 novembre 1918, 5 jours avant la fin de la guerre, à l'âge de 27 ans. Sa tombe est presque juste en face de celle de Léon Matagne), René Préat (marié et père d'une fille, habitait Fairoul et doit y être enterré) et Eugène Dardenne (oncle de Maurice et Jean-Marie Dardenne, a vécu à Fairoul, y est mort et enterré deux ans après son retour de la guerre, le 17 juillet 1921 des suites d'une tuberculose contractée lors de sa captivité en Allemagne. Il figure sur le monument parce que celui-ci n'a été inauguré que deux mois après sa mort). Les victimes civiles sont Maximilien Delhaye et Alphonse Spilette (voir 25 août 1914). (2)

En septembre 1921 a lieu une magnifique cérémonie d'inauguration du monument élevé à la gloire des combattants de Fraire morts pour la patrie, qui reprend les noms des victimes suivis de la mention « La commune de Fraire à ses fils tombés glorieusement pour la Patrie » ; sous les noms des victimes militaires, les victimes civiles étaient présentées par le texte « Civils victimes de la barbarie allemande : ».
En mai 1940, avant l'arrivée des soldats allemands à Fraire, Paul Bruyère, échevin et instituteur retraité a voulu effacer cette inscription concernant la barbarie allemande à coups de burin car il craignait des représailles sur le village ; mais ceci fait, le mot "barbarie" était malgré tout encore lisible (2).
Après la guerre 1940-1945, quand le monument a été modifié pour pouvoir y ajouter les noms des victimes de la Deuxième Guerre mondiale, la surface de la pierre qui portait ce texte litigieux fut retaillée sur un bon centimètre d'épaisseur et la nouvelle gravure « Victimes civiles : » remplaça la précédente.
Ce monument aurait été élevé par V. Verenne, tailleur de pierre à Morialmé, qui en aurait aussi gravé les textes, car une inscription s'y rapportant se trouve sur le bas d'une des colonnes supportant les chaînes placées en 1930 (2) ; la statue du soldat qui surmonte ce monument aurait été sculptée (incertain) par Gustave Moreau, d'Ham-sur-Heure, qui en a réalisé beaucoup dans la région (Yves-Gomezée entre autres). C'est l'édifice que nous connaissons, mais les textes étaient gravés sur un fond noir, il n'y avait pas de bornes de pierre chaînées sur le premier degré et la clôture en fer forgé n'existait pas. On plaça celles-ci quelques années plus tard, peu avant la commémoration du centième anniversaire de la Belgique en 1930, ainsi que deux canons véritables de 2 m de haut montés sur une plate-forme circulaire  à gauche et à droite de la clôture ; ces deux canons ont vraisemblablement été récupérés, comme les cloches des églises, par les Allemands vers la fin de la guerre 1940-1945, pour alimenter en métal leurs usines d'armement. 

Septembre 1924. Ouverture de l'école primaire libre, dont la classe comporte trente élèves, sous la férule de Mlle Hélène Camillaux. 

En 1930, d'après Aimée Charlier, la verrerie de Fraire cesse de fonctionner.

D'après le Courrier de Phillipeville, c'est en 1930 que fut créée la ligne d'autobus (Piot) Charleroi-Philippeville.

En 1931, l'ancien curé de Fraire Ed. Clausset édite dans le Courrier de Philippeville une rubrique historique sur Fraire et Fairoul. Celle-ci servira de base au feuilleton historique « Fraire-la-Grande et Fairoul » édité en 1958 par l'abbé Evrard dans le même Courrier de Philippeville.

Le 3 février 1935, on fête le centenaire d'Elisa Wève. Un cortège défile, accompagné par les trois fanfares de la commune (catholique, libérale et socialiste). La nouvelle centenaire ne survivra pas longtemps à cette commémoration, puisqu'elle mourra en juin suivant. 

1940.
10 mai : déclaration de guerre. - Vers 4 h 30 du matin, vingt-trois avions survolent Fraire.
Samedi 11 mai. Vers 8 h 30, des bombardiers allemands laissent tomber trois bombes à basse altitude : l'une sur la charmille du presbytère, creusant un cratère de 5 m de diamètre et de 3 m de profondeur ; la deuxième sur le bâtiment de la coopérative socialiste, et la troisième à côté du monument, brisant un coude de la distribution d'eau. Au presbytère, toutes les vitres sauf deux, soit cinquante-neuf, sont volatilisées.
Malgré cela, le lendemain ont lieu les cérémonies de la Communion solennelle.
D’après Aimée Charlier et Léa Adam, un bombardement aurait encore eu lieu le surlendemain, lundi, à la route de Laneffe, une bombe serait tombée sur le trottoir du café la « Petite Chapelle ».
15 mai. Départ des Français (repli).
16 mai. Arrivée des Allemands.
26 mai. Capitulation de l'armée belge.
La plupart des mobilisés belges sont faits prisonniers et envoyés en Allemagne dans des stalags (camps dortoirs) ; ils sont alors utilisés comme travailleurs obligatoires dans des fermes ou des usines allemandes. Certains de ces prisonniers ont parfois eu un parcours étonnant : celui de Joseph Sibille mérite d'être conté. La plupart des hommes valides non mobilisés du village sont réquisitionnés tous les matins pour aller travailler au champ d'aviation que les Allemands sont en train d'établir à Florennes à l'endroit des anciennes houillères.
Du 4 au 6 juillet, après plus d'un mois et demi, Fraire se voit à nouveau doté d'électricité et d'eau potable à domicile.
20 juillet. L'autobus (Charleroi-Philippeville) recircule, avec un voyage par jour, puis deux, puis trois.
Fernand Mathurin, échevin, est bourgmestre faisant fonction. Il sera confirmé après la guerre.
1942. Hiver très rude : une couche de neige de 75 cm recouvre la chaussée. 
La nuit du 9 au 10 août 1943, vers 1 h 30, un Messerschmitt allemand de la base de Florennes s'est écrasé dans une prairie entre l’embranchement de la rue de Mahy avec la rue Saint-Ghislain et l'embranchement de cette rue de Mahy avec la route de Rouillon, au nord-est de Fraire. D'après M. Piroux, de Thy-le-Baudhuin, le commandant Haesler le pilotait. Il a sauté en parachute au dernier moment, est tombé sur Morialmé, a été blessé à la jambe et a dû être amputé.
1944. 31 janvier (ou 28 février). Les Allemands enlèvent les deux plus grosses cloches de l'église (et aussi, sans doute, les deux canons qui encadraient le monument 1914-1918).
4 septembre. Arrivée d'un capitaine français, officier de liaison avec l'armée américaine.
• La même pointe de tanks britanniques délivre Tournai à 11 h, Bruxelles à 14 h, Malines le soir, Anvers le lendemain.
• Dans ses grandes lignes, la Belgique est libérée en trois jours.
5 septembre. L'état-major de l'armée blanche est installé chez Arthur Mahieu, sous le commandement du major de Posch.
Les prisonniers allemands, arrivant de Dinant et Rocroi, sont concentrés au cercle Saint-Remy, et de là expédiés à Charleroi.
20 septembre. La poste fonctionne.
16 octobre. Le téléphone remarche.
• Du 16 au 24 décembre : offensive Von Rundstedt.
Edgard Polomé se souvient que lors de cette offensive, un avion américain est tombé près de la ferme de La Botte où ses parents étaient fermiers. Il a rasé le hangar. C'était un P38 Lightning (avion à double fuselage). Les débris, ainsi que les moteurs, se sont enfoncés dans le sol et y sont toujours. Les aviateurs n'étaient plus dans l'appareil.
Du 24 décembre 1944 au 31 janvier 1945, cent quarante soldats américains, puis des soldats anglais, occupent l'école communale. La neige et la glace couvrent le pays. Une couche de neige uniforme de 60 cm d'épaisseur recouvre la cour du cercle Saint-Remy.
28 janvier 1945. Le cercueil de Jules Lefranc fut transporté de la Maroquette à l'église puis au cimetière en traîneau en guise de civière. 

La guerre 1940-1945 a coûté la vie à quatre (cinq) mobilisés ressortissants de Fraire, dont les noms ont été ajoutés sur le monument existant, à l’emplacement retaillé des dates « 1914-1918 », puis plus tard sur le monument de la ruelle du Raufe. Il s’agit de : Arthur Matagne, célibataire, mort étouffé sous des gravats après l'explosion d'une bombe à Tirlemont le 13 mai 1940, à 22 ans ; enterré à Fraire ; Albert Colinet, marié à Olga Cambier et père d'un fils, tué à Wielsbeke le 26 mai 1940, à 24 ans ; son corps a été transféré à Fraire en mai 1947 pour y être enterré le 15 ; Aimé Lechat, célibataire, prisonnier au stalag XI b, décédé d'une maladie grave (tuberculose pulmonaire compliquée d'une méningite tuberculeuse) à Fallingbostel le 6 juillet 1941 ; son corps a été transféré à Fraire en juin 1947 pour y être enterré le 25, et Arthur Carly, prisonnier au stalag XIII, rentré malade en Belgique fin 1942 et décédé un peu plus d'un an plus tard, le 27 janvier 1944 ; il a été enterré le jour où les Allemands ont pris deux des cloches de l'église.
Un autre prisonnier de guerre, né à Fraire en 1915, est décédé en avril 1941 en Allemagne, au stalag 4A d'Elsterhorst-Dresde, à 26 ans : Joseph Stévaux. Il est enterré à Fraire, non loin d'Albert Colinet. Il n'est pas repris sur les monuments de Fraire. Il semblerait, d'après Joseph Sibille, qu'il ne figure pas sur les listes de prisonniers de Fraire établies en 1946, ceci pour une raison inconnue. Mais il est possible que, ses parents ayant émigré à Cerfontaine, Joseph y ait été domicilié malgré qu'il habitait réellement la plupart du temps à Fraire chez son grand-père, route de Fairoul. Ce serait une explication plausible. De source non vérifiée, son nom serait repris sur le monument de Cerfontaine.
 (Renseignements reçus de M. Joseph Sibille, complétés par des textes d'Aimée Charlier, parus dans Fiêr dè nos pîssintes n° 5 de mai 2005.)

9 octobre 1945. Décision du conseil communal de Fraire d'accorder un cadeau aux cinquante-six anciens prisonniers de guerre, prisonniers politiques et déportés. Un porte-plume à réservoir à 255 F pièce, livré dans un étui sur lequel il sera imprimé « Souvenir 1940-45 ». Pour la tarte, il sera fait appel aux deux boulangers de Fraire (Huon et Peersman).

Le 28 juillet 1946, la marche militaire accompagne de nouveau et définitivement la procession en l'honneur de saint Ghislain.

C'est aussi en 1946 qu'a été créée la « Dramatique des Anciens Prisonniers de guerre 1940-1945 », devenue par la suite le « Cercle théâtral de Fraire »

1947 • Sécheresse saharienne dans tout le pays. 

Le 11 novembre 1950, à Fraire (d'après Joseph Sibille : 1949), cérémonies patriotiques. En présence de M. Raoul Nachez, président de la FNAPG, le major Dereine remet les médailles aux ex-prisonniers de guerre.

1950. Cessation d’activité de la dernière fabrique de tabac de Fraire, la maison Luc Croisez, située rue d’Andenne. En effet, jusqu’à la fin des années 1940, beaucoup de fumeurs cultivaient leur propre tabac, puis l’amenaient à la fabrique afin de le faire préparer. Les feuilles étaient d’abord mises à sécher deux ou trois mois, puis, après fermentation, torréfaction et reséchage, elles étaient hachées en grosse coupe pour la pipe ou fine pour la cigarette ; on pouvait aussi faire mouler son tabac en cigares ou en cigarillos. 

1951. Année de grande sécheresse.
19 mars. Radio-Namur, appelée par M. le curé, vient planter son micro à Fraire, et cela dans la salle du « Coquelicot » (salle de la coopérative socialiste - devenue salle communale vers 1985), pour fêter les vieux de la commune : 108 personnes de plus de 70 ans, parmi lesquels 32 de plus de 80 ans. Depuis lors, la veille de Noël, un cougnou fut remis aux plus de 70 ans, et ce jusqu’au début des années ’60. 

Fête des vieux en la salle du Peuple Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
En 1951 (1953 doit être une erreur de transcription de l'abbé Evrard), le conseil communal décide de vendre au prix de ferraille la fontaine monumentale de la place à Edgar Bayot, qui en fera l'ornementation de son jardin. Le tour de pierres qui maintenait la réserve d'eau sera récupéré par Albert Matagne pour en faire la base ornementale de la construction de son magasin de jouets et meubles. Un des bacs lavoirs sera récupéré par Emile Hennaux et ornera la façade de sa ferme. Les bornes de clôture seront concassées pour servir à l'empierrement des routes.

1953. Trois récepteurs de télévision privés fonctionnent à Fraire. Ils peuvent recevoir Bruxelles et Lille. Deux ans plus tard, ils pourront aussi, dans de mauvaises conditions, capter Luxembourg.
 
LES PATROS A FRAIRE

1954. Création d'un patro de filles à Fraire par Micheline Devoldere, Marie Bayet, Simone Claeys et Anne-Marie Matagne, issues de la JOCF. Leur local a été les caves de la salle Saint-Remy, qui a malheureusement brûlé le matin du dimanche 8 novembre 1964. Presque tout leur matériel de jeux a disparu dans les flammes. Au début, les patros de Fraire et de Laneffe étaient associés : les réunions du dimanche se faisaient alternativement dans une des deux localités un dimanche sur deux.

C'est en 1955 que M. Charles De Mulder, nouvellement arrivé à Fraire, a mis sur pied un patro de garçons pour faire le pendant au patro des filles, qui avait lui été créé en 1954. Doué d'une grande énergie créatrice et d'un puissant ascendant sur les enfants, il fera prospérer les patros de Fraire d'une manière inespérée : créations de jeux adaptés au village, camp de patro à Houdrémont en 1956, pièces de théâtre en conjonction avec le patro des filles et la JOCF, etc. Les séances théâtrales se déroulaient en la salle Saint-Remy. Beaucoup se souviennent du "Voyage des sœurs Bigoudis" par la JOCF, des "Petits tambours", de la pièce "la Constipation", qui fit s'écrouler de rire la salle entière, et surtout de "les patronnés à la marche Saint-Ghislain" qui dut être rejouée trois fois de suite et qui fut le point de départ de la création de la compagnie des Petits à la marche Saint-Ghislain en 1957.
Obligé de quitté Fraire pour trouver un logement à Walcourt en avril 1959, il cédera ses activités de patro aux Pères blancs de Thy-le-Château. La gestion du patro des garçons fut progressivement reprise par d'anciens patronnés devenus grands, entre autres Pol Dewitte vers 1960, Arthur Matagne en 1964... et des camps de patro ont continué à être organisés : à Vaux (Lompret-Aublain) à vélo en 1959, au château de Frandeux (écuries) à vélo en 1960 (dessin d'époque du parc du château), à Roly, dans une maison de M. Thomas, en stop vers 1964... C'est aussi en 1964 que le patro des garçons de Fraire a lancé l'activité spéléo, reprise deux ans plus tard par la nouvelle Maison des Jeunes. Voici une photo des patronnés en 1966 avec l'abbé Gérard Thiry, et une autre du camp de patro de 1966 à Jallet (Ohey-Haillot).
 
Les patros de Fraire ont perduré jusqu'aux années 1970. Ils ont ensuite été remplacés dans leur rôle envers les jeunes par les scouts qui ont regroupé filles et garçons.
 
Charles-Louis De Mulder est décédé le 19 octobre 2012 à Feluy. Sa femme, Anne-Marie Godefroid, est décédée le 13 février 2014.

1954. Pour cause du déménagement hors de Fraire d'Alfred Matagne, reprise de la régie de la troupe des Anciens Prisonniers par Adelin Thomas, instituteur. 

1954. Samedi 16 octobre. En début de soirée, dernier parcours Walcourt-Fraire-Morialmé-Florennes de la micheline (autorail) sur le chemin de fer. Dès le lendemain, un service d'autobus remplacera la ligne 135 défunte. Le tronçon de ligne Florennes-Fraire continuera pendant encore quelques années à assurer le service marchandises de la scierie Hautenne et de la fonderie de la Maroquette, puis les rails seront enlevés et l'emplacement du chemin de fer, morcelé. 

16 octobre 1955. Inauguration de la nouvelle maison communale - ancienne école des filles (devenue actuellement habitation privée) -, au sud du presbytère.
Ce même jour, six couples sont fêtés pour leurs noces d'or. Le comité des fêtes, présidé par M. Joly, a organisé ces réjouissances d’une manière exemplaire : un cortège folklorique comprenant des chars fleuris fait le tour du village ; des quadrilles 1900 sont exécutés entre autres au carrefour de la ferme Adam (à côté de l'actuelle boulangerie Delfosse) et sur la place du Monument, sous la direction de Mme Joly, institutrice à Fairoul ; une représentation théâtrale du mariage 1905 de Xavier Charlier et d'Elvire Mahieu est exécutée sur un char par les enfants de l'école communale, grimés par Léon Flandre, sous la direction de M. Thomas, instituteur. Le cortège est, bien sûr, animé par la fanfare l’Union. Les six couples jubilaires sont : Jules Ballériaux et Angèle Hautenne ; Xavier Charlier et Elvire Mahieu ; Emile Hautenne et Catherine Masson ; Alvin Herzger et Caroline Gérard ; Jules Warichet et Léonie Defays, et Sylvain Fossion et Alina Auquit. 

Le 11 novembre 1956 a été inauguré le flambeau électrique sur socle en fer forgé à l'avant du monument, qui devait proclamer jour et nuit que Fraire honore ses héros des deux guerres (2).

Samedi 20 juillet 1957 : Lors de la Saint-Ghislain, précédant la compagnie des grands, première sortie des « Petits Marcheurs de Fraire », une des toutes premières compagnies d'enfants — si pas la première — des marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse, issue du gros succès remporté par une reconstitution théâtrale de la Marche, jouée à la fête du patro et de la JOCF fin janvier. 

1963. Il est décidé de construire une nouvelle grand-route rapide à quatre bandes de circulation qui évitera les centres de Fraire, Yves-Gomezée, Philippeville, puis Laneffe et Somzée.

Cimetière et ancienne école communale  Maisons rasées pour le pont de la N5 Cliquez sur une des photos pour l'agrandir.

A Fraire, cette nouvelle route, dont la construction durera de 1964 à 1967, nécessitera la démolition d'une quinzaine de bâtiments : la forge Dubois-Dubuisson, la boucherie Stévenard et les hangars Franquet, non loin de la « Petite Auberge » ; trois petites maisons et une partie de la maison d'Arthur Charlier, route de Fairoul ; la chapelle du « Bon Dieu du Blond » et la fermette Deroo qui lui faisait face au nord ; la nouvelle maison Delannoy construite une centaine de mètres au sud du « Café de la Barrière », et trois maisons anciennes en face du cimetière. Le bâtiment RTT (Belgacom) sera amputé d'un tiers ; le parc du presbytère, qui contenait la ruine d'une petite maison (chapelle ?) de Marie Goderniat, disparaîtra sous le remblai de la nouvelle route, et la chapelle Notre-Dame de Beauraing, qui pourtant avait été construite sur un socle pouvant être déplacé, sera entièrement démontée pierre par pierre - celles-ci ayant été numérotées une à une - principalement par Maurice Hontoy, pour être remontée quelques années plus tard une quinzaine de mètres plus au sud, la façade dirigée vers le nord-ouest pour être face à la route du Raufe. L'école communale (photo ci-dessus) finira par être abattue, elle aussi : les écoliers ne pouvant plus y accéder sans danger par l'ancienne place Verte, une nouvelle école, chauffée électriquement par accumulation, sera construite au sud de l'ancienne ferme Donnet (Bia saint-Tienne). 

Salle St-Remy après l'incendie Cliquez sur cette photo pour l'agrandir.

Le dimanche 8 novembre 1964, lendemain du banquet annuel des Anciens Prisonniers, vers 8 heures 30 du matin, la salle Saint-Remy, où il avait eu lieu, est la proie des flammes. La bibliothèque publique, composée de plus de deux mille livres, a complètement brûlé, ainsi que le matériel du patro des filles et tous les magnifiques décors du théâtre. Rien n'a pu être sauvé . La grosse caisse de la fanfare, qui était restée sur la scène a elle aussi disparu dans l'incendie. L’école gardienne libre, qui se tenait dans la salle, se retrouva sans local ; l’administration communale mit momentanément à sa disposition l’ancienne salle communale, à côté de l’église. 

LA MAISON DES JEUNES

    1966. Création d'un club de jeunes, transformé plus tard en « maison des Jeunes et de la Culture » — très en vogue un peu partout en Belgique à l'époque — par une dizaine de jeunes gens.
    Cette maison de jeunes a été inaugurée le 12 mars 1967 (photo). Le but de celle-ci était l’occupation intelligente des grands adolescents pour éviter leur désœuvrement.
    De nombreuses activités y étaient organisées : ciné-club le premier mardi du mois par Léon Revers, Freddy Scieur († 2007), Gaston Robert († 2001) et Jacques Flandre († 2016), disco-forums, conférences en tous genres, bricolages divers, vannerie, émaux sur cuivre, mosaïques de céramique, électronique : conception et fabrication de petites radios par Jacques Flandre, techniques d'enregistrements/bruitages par Léon et Gaston, développements et agrandissements de photos par Arthur, sculpture sur plâtre, jeux de billard et babyfoot (offerts par Marie-Madeleine Gérard, qui venait de fermer son Café de la Place en novembre 1968), un club d'échecs, une équipe de volley-ball, la remise sur pied de l'équipe de football de Fraire, un club de spéléo géré par Arthur et Jacques Matagne, qui a survécu jusqu'en 1983, un orchestre (Les 3 B), la rédaction, l'impression et la distribution d'une feuille périodique plus ou moins bimestrielle au début puis semestrielle, Le ruisseau jaune (ici p. 1 du n° 1), qui comportait bon nombre de rubriques : Editorial, par Christian Baudinne († 2014), Arthur, Freddy ou Jean-Marie Poucet († 2005) ; Musique actuelle et hit-parade, par J.-M. Poucet, Jean-Louis († 2008) et Jacques Flandre ; Spéléo, par Arthur ; Faits divers locaux, par Freddy et Léon Revers ; sports locaux et régionaux, par Léon Revers ; Poésie, par Léon Revers ; Jeux et humour, par Jean-Marie Histace († 2009) ; Mots croisés, par Christian Baudinne, etc.
    Le Conseil communal et le bourgmestre F. Mathurin donnent leur accord pour que le bas de l’ancienne maison communale lui serve de local. Le lettrage de l'enseigne « MAISON DES JEUNES » a été peint par Gaston Robert le 27-11-1968 sur un panneau comprimé d'environ 2,50 m sur 50 cm.
    Le comité de gestion comprenait au début : Christian Baudine, président ; Fernande Matagne et Freddy Scieur, vice-présidents ; Jean-Claude Collin, trésorier ; Arthur Matagne, secrétaire. Plus tard, Freddy Scieur est devenu président, Armand Pirard et Léon Revers vice-présidents, Marie-Louise Lesseigne trésorière. Plus tard encore, Jacques Flandre a pris le poste de président.
    Le comité d’adultes, garant de la bonne tenue morale, était composé entre autres de Hector Bulteau, Marcel Leseigne, Joseph Bechet, Eugène Revers et présidé par M. Adelin Thomas, chef d’école.
    L'horaire d'ouverture de la Maison des Jeunes était : samedi de 14 h 30 à 21 h ; dimanche de 11 h à 12 h et de 14 h à 21 h. Le Club de nuit, réservé aux majeurs, fonctionnait les samedis et dimanches de 21 h à 23 h.
    Après quelques années d'activité intense, la Maison des Jeunes a cessé d'exister vers 1972.

1968. Inauguration de la nouvelle école communale, au sud de la ferme Donnet, sur le point haut du Bia-saint-tienne. 

1973 Création du groupe « Pa d'zou l'èscole » dont le but était de promouvoir l'entretien et l'usage le plus large possible de la langue wallonne frairoise. Leur local se trouvait dans les caves des écoles communales, à côté de la salle de répétitions de la fanfare. Ce groupement a disparu vers 1978.

1976
• Une décision internationale est prise de remettre en fonction le système heure d'été/heure d'hiver, qui avait été supprimé à la fin de la guerre.
• Pendant toute la durée du mois de février, la magnifique comète de West a pu être observée chaque matin à l'est pendant environ une heure avant le lever du soleil. Le phénomène couvrait une zone triangulaire sur pointe d'une dimension visuelle d'environ 30 degrés d'apothème et de 25 degrés de base.
• D'avril à septembre, la Belgique a été gratifiée d'un temps sec et chaud exceptionnel.
Une loi du ministre Michel oblige à faire fusionner en une seule cité des groupes de cinq à vingt communes belges, dans le but de diminuer les frais d'administration et d'augmenter les possibilités de chaque commune fusionnée. Après examen de diverses combinaisons, Laneffe et Walcourt se retrouvent candidats au titre de commune. Walcourt finit par l'emporter, et Fraire, avec ses voisins Berzée, Castillon, Clermont, Chastrès, Fontenelle, Gourdinne, Laneffe, Pry, Rognée, Somzée, Tarcienne, Thy-le-Château, Vogenée et Yves-Gomezée, devient donc directement dépendant de Walcourt. La plupart des Frairois seront défavorables à cette fusion des communes. 
Des élections sont organisées pour déterminer le nouveau conseil communal fusionné. C'est Robert Jandrain d'Yves-Gomezée, qui est nommé bourgmestre de L'ENTITÉ DE WALCOURT. Il entre en fonction en janvier 1977.
A cause de la fusion des communes, beaucoup de rues de l'entité ont dû être rebaptisées pour éviter les doubles. Ainsi, à Fraire, la rue du Centre et la ruelle Boulanger sont devenues la rue Saint-Remy ; la rue du Preyat devient rue de la Banque ; la rue des Barrières et la rue Mau S'Tienne sont devenues la rue Maustienne (Monstienne par erreur) ; la route de Charleroi, est devenue rue de Rocroi ; la rue Saint-Pierre à La Botte est devenue simplement la rue de la Botte ; à Fairoul, la rue de Walcourt est devenue rue de Baileux ; la route de Chastrès est devenue, à Fraire, rue des Ourmes, et à Fairoul, rue des Jonquilles ; la nouvelle N5 (E420) est devenue à Fraire rue de France. 

Le dimanche de la Saint-Ghislain 1980, une brutale inondation due aux pluies torrentielles perturbe le fonctionnement de la marche, qui fera le parcours du bas de la Maroquette en autocar. Les maisons du quartier en contrebas de la scierie ont de l'eau jusqu'à hauteur des appuis de fenêtre du rez-de-chaussée et le quartier du bas de la rue d'Andenne est inondé jusqu'à la grand-route. 

Septembre 1990, vingt-cinq couples jubilaires du grand-Walcourt sont fêtés, dont un pour leurs noces de platine, sept pour noces de diamant et dix-sept pour noces d'or ; dans ceux-ci, trois couples de Fraire : Jules Vanhaekendover et Marie-Thérèse Pouillon, Walter Locatelli et Aline Charlier, et Joseph Masson et Jeanne Hubert. Source : La Nouvelle Gazette

En septembre 1996, ce seront cinquante-trois couples du grand Walcourt qui seront fêtés, dont un couple pour noces de platine. Les couples de Fraire fêtant leurs noces d'or sont : Roland Collin et Germaine Leclercq, Maurice Dumonceau et Renée Van Ooteghem, Louis Léonard et Violetta Peteux, Joséphus Mertens et Adeline Jacmart, Joseph Sibille et Andrée Remy, Camille Wilmet et Arlette Anthoine, et enfin Jean Histace et Raymonde Gérardin. Source : La Nouvelle Gazette

1997
15 janvier : première messe officielle de notre jeune nouveau curé noir Robert Kuzwela.
26 janvier. Messe dominicale à Fairoul dite par Mgr Léonard, évêque de Namur.
1er février. Messe du samedi soir à Fraire dite par Mgr Léonard.
• De mars à avril, passage de la comète Hale-Bopp, bien visible le soir au nord-ouest.
En avril, édification d'un nouveau monument aux morts de la guerre 1940-1945, à côté de la chapelle Notre-Dame de Beauraing. Il s’agit d’un mur de pierres isodomon en forme de podium sportif, sur l’avant duquel est apposée une plaque en cuivre portant la mention « Honneur aux victimes de la guerre 1940-1945 », suivie des quatre noms : Matagne Arthur, Colinet Albert, Lechat Aimé et Carly Arthur. L’inauguration, suivie d’un vin d’honneur à la salle communale, a eu lieu le 8 mai, avec la participation de l’Harmonie « l’Union », des corps d’office et tambours de la marche Saint-Ghislain, des enfants des écoles, des représentants communaux et du curé Kuzwela. Des discours furent prononcés par l’échevin Marcel Leclercq et par Joseph Sibille, président de la section FNAPG de Fraire. 

2000. En avril-mai, grandes festivités du centième anniversaire de l'harmonie « L'Union ».

8 et 9 septembre 2001 : Journées du Patrimoine à Fraire, organisées par Les Pîssintes du fiêr, consacrées à l’ancien travail du fer dans notre commune et plus particulièrement à un parcours joignant les croix d’occis d’ouvriers frairois décédés dans leur mine de fer. Une exposition rappelant le travail des minières jusqu’en 1878 était organisée dans la salle paroissiale, et une superbe brochure très documentée, réalisée par Achille Trotin (de Valenciennes, mais dont les parents sont d’origine frairoise), y était vendue au bénéfice du groupement organisateur. Des visites commentées du cimetière ont également eu lieu, qui ont permis d’apprécier le travail de restauration par Cockerill-Sambre du mausolée Latour, entièrement en fonte.

  • La fête de Halloween (ce mot signifie plus ou moins "veille de la Toussaint" "Hallow Eve"), importée des Etats-Unis depuis une dizaine d'années chez nous avec ses citrouilles creusées, est pourtant d'origine européenne. Elle a été implantée en Amérique par les colons irlandais et anglais au début du XIXe siècle. Cette fête d'aspect morbide et effrayant nous viendrait de nos ancêtres celtes et servait à marquer la fin du bon temps, et d'ailleurs de l'année elle-même, puisque la nouvelle année commençait le lendemain, jour qui, depuis le christianisme, est devenu la Toussaint. 
    A Fraire et dans les environs, jusqu'aux années 1950, à cette époque de l'année, à la sortie de l'école, les enfants s'en allaient chercher une grosse betterave sur les tas récoltés par les fermiers. Ensuite, ils la creusaient puis découpaient dans la paroi des trous pour les yeux, le nez et la bouche. Ils plantaient alors à l'intérieur une courte bougie qu'ils allumaient. Ces sculptures, appelées en wallon "grigne-dints" (en français "grince-dents" — voir aussi le site http://moti.walon.org/dicc_esplicantG.html), promenées le soir à bout de bras, au bout d'un bâton ou posées sur le rebord de fenêtres, étaient destinées (en principe) à effrayer les gens. 
    Cette coutume, assez générale en Europe jusqu'aux années 1950, a dernièrement repris vigueur en Lorraine, non pas vraiment pour contrer le commercial Halloween, mais pour remettre en mémoire le vrai folklore ancestral. Dans cette région française, cette fête porte le nom de "Romelbauts Nacht" (vu sur France 3 le 31-10-2002).

Le gros lot du tirage Lotto du 5 octobre 2002 a été remporté par une cagnotte formée par cinq personnes de Fraire. Le gain était de 2.536.962 euros (ce qui équivaut à 102.340.797 francs belges). Les équipes TV de RTL-TVI, pour le JT, et de la RTBF, pour "Le Bus des régions", sont venues filmer et interviewer Sylvie Eeckhout, gérante de la librairie-épicerie de Fraire où le billet a été validé, et quelques-uns de ses clients.

En novembre 2002, une grosse tempête sévit sur la Belgique et le nord de la France. Un des tilleuls séculaires qui entouraient la chapelle Saint-Pierre à La Botte est arraché, écrasant cette dernière sous son poids.

Les 23, 24 et 25 octobre 2004, le groupe des « Pîssintes du Fiêr » a organisé dans la salle des fêtes communale une exposition très documentée et fort réussie sur « Les cafés de Fraire et d'ailleurs ». Le dimanche 25, avait lieu la revue « Eyèt si Fraire no steut contè ? », qui a obtenu un gros succès de foule.

Les scouts, avec Joseph Sibille et Yvon Fontenelle Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Samedi 30 avril 2005, suivant la suggestion d'Yvon Fontenelle, les pionniers de l'Unité scoute de Fraire, dans le cadre de la mission "Bepi" qui proposait des actions de service et de citoyenneté, ont nettoyé le monument aux morts 1914-1918 érigé en 1921. Ce travail a été très apprécié par la population et particulièrement par les anciens combattants. (photo Sudpresse)

Le 21 mai 2005, les « Sentiers du fer » ont obtenu le Trophée Qualité-Village 2005 ! Trophée qui a été inauguré sur la Grand-Place le 25 juin suivant en même temps que la commémoration du 175e anniversaire de la Belgique, avec un grand lâcher de 175 ballons rouges, jaunes et noirs.

• 26 décembre 2005 : Grande victoire pour l’apprentissage de la lecture et de l'écriture : la France interdit aux professeurs de français et aux instituteurs l’emploi de la méthode dite « globale », qui sévit depuis une cinquantaine d’années et qui a tellement nui à la langue française écrite et à l'orthographe en particulier.
C'est en 2008 que les instances belges commenceront à reconnaître elles aussi les gros défauts de cette méthode.

En mars 2006, Mme Boudaux, institutrice à l'école communale de Fraire, a emmené vingt de ses élèves (de la 3e à la 6e primaire) à Assa, dans le Maroc saharien, pour une rencontre avec les élèves marocains avec qui les enfants frairois correspondaient depuis trois ans à la suite d'une annonce vue sur Internet. Ce projet, initié par Mme Boudaux, portait le nom de "Un autre regard sur un autre monde". L'association, créée par l'institutrice pour subvenir aux frais du voyage, s'est lancée dans une série d'activités, entre autres : marché de Noël, repas couscous... Après bien des lenteurs administratives, le projet a fini par être soutenu par Mme Arena pour la Communauté française, par la Province de Namur avec le don de livres à offrir aux enfants marocains, et par l'autorisation de la ville de Walcourt, à défaut de subsides, le budget étant déjà bouclé. Ce voyage et sa préparation, bien intégrés dans les activités du programme scolaire, ont été très motivants pour les enfants. Une émission d'une demi-heure a été consacrée aux résultats de ce voyage sur les ondes de Canal C le 27 juin 2006.
Au début du mois d'avril 2007, c'est une trentaine d'enfants marocains d'Assa qui sont venus à Fraire avec quelques-uns de leurs parents et professeurs pour se rendre compte de la vie en Europe. Un compte rendu de leur visite d'une semaine a été diffusé sur Canal C le samedi 11-4-2007. Vous en trouverez aussi quelques photos sur le numéro 10 du toutes-boîtes des Pîssintes.

8 octobre 2006 : Les élections communales renversent la majorité sortante et élisent haut la main notre Frairois Marcel Leclercq (PS) au poste de bourgmestre du grand Walcourt, avec 1.545 voix de préférence directes.

11 novembre 2006 : la commémoration des fins de guerres 1914-1918 et 1940-1945 est maintenant assurée, non seulement par les anciens prisonniers et déportés — dont deux étaient encore présents aujourd'hui —, mais également par une organisation comprenant "Les Pîssintes du Fiêr", l'harmonie "L'Union", les écoles du village, une représentation de l'Administration communale, le curé du village et tout habitant qui se sent concerné par le maintien du souvenir.

9 décembre 2006 : inauguration de la fresque peinte sur le mur de Jean Delfosse par Michel Léonard consacrée au passé du village de Fraire.
 
• Fraire a suscité quelques vocations sportives.
Nous gardons en mémoire la médaille d’or de Carine VanPuylvelde, en natation, aux Jeux paralympiques de Séoul de 1988. Dans les années 1930, quelques sportifs ont émergé et atteint la notoriété : Maurice Gibon (café Le Stop) courait à moto, il était surnommé « Munich » - Franz Vandamme était un coureur cycliste renommé, il a failli être sélectionné pour le Tour de France, il a été ensuite prisonnier de guerre. Avant la guerre 1940-1945, Joseph Blavier organisait des cyclo-cross dont le parcours se terminait devant son café, où il y avait ensuite un bal. Fin des années 1990, plusieurs courses de cuistax ont été organisées à la Maroquette. Depuis les années 1920, Fraire possédait une bonne équipe de football. Il y avait un match tous les quinze jours, suivi d’un bal. Léon Gillaux (1919-2005) (sur la photo, 2e en bas à partir de la droite), qui a fait ses débuts dans l'équipe de football de Fraire, a été une vedette du Sporting de Charleroi dans les années 1940-1950 et a été sélectionné pour l’équipe nationale. Il était également journaliste au Rappel. N'oublions pas Viglielmo Mattozza, le père de Richard, qui a eu sa période de gloire en courses automobiles vers la fin des années 1940 dans une voiture qu'il avait entièrement construite de ses mains. Richard lui-même a participé victorieusement à de nombreux rallyes dans les années 1960 ; il était spécialisé dans les courses de côte. Son fils Sébastien s'est lancé lui dans la course cycliste où il a remporté quelques beaux succès dans les années 2000.
Mais le cycliste frairois qui a retenu notre attention à partir de l'année 2007 est Justin Van Hoecke, fils de José et petit-fils d'Arthur. Il a remporté trois médailles (deux d'argent et une de bronze) aux championnats de Belgique sur piste à Gand le week-end des 3 et 4 février 2007. Il a même disputé les championnats du monde à Mexico en juillet 2007, où, malgré un entraînement intensif préalable sous tente à oxygène en prévision de l'altitude, nos Belges n'ont remporté que la dixième place à cause du stress important. Voyez un extrait du palmarès de Justin. Il a depuis arrêté la piste pour se lancer dans la course cycliste traditionnelle. Malheureusement, en été 2013, au cours d'un sprint, il a été victime d'une chute qui lui a abîmé le bassin et qui a mis un terme — sans doute définitif — à sa pratique du cyclisme.
N'oublions pas les clubs sportifs frairois anciens et actuels, comme le club de VTT, celui de basket, celui de football, l'ancien groupement de gymnastique des années 1950, le club de spéléo qui a mobilisé les jeunes Frairois entre 1964 et 1982, etc.
Un autre Frairois s'est aussi fait remarquer, bien que le sport qu'il pratique ait peu à voir avec la compétition : c'est Damien Revers, 32 ans, adepte du trekking en solitaire. Fin juin 2008, il est revenu d'une expédition de six mois au Népal dans l'Himalaya, où il a parcouru plus de 2.000 km à pied en partageant le mode de vie et les coutumes des populations locales. Il est ainsi monté jusqu'à l'emplacement du camp de base des conquérants de l'Everest, à 5.365 m d'altitude, puis jusqu'au Kala Patthar (5.550 m), point culminant de l'aventure, d'où il a pu admirer le spectacle extraordinaire du Pumori (7.165 m) et de l'Everest (8.850 m).
 
© Une partie de ce texte consacré au sport à Fraire est extraite du périodique Fièr dè nos pîsintes. — Le texte concernant Damien Revers est extrait de La Nouvelle Gazette du 25 juin 2008.

2008 : Premières constructions dans le quartier résidentiel de "Cornaye", annexe à la rue des Sarazins, comptant une dizaine de parcelles. Les premières domiciliations effectives commenceront en 2009.

Mars 2008 : Mme Bayot accepte le déplacement par les représentants des "Pîssintes du Fièr" de l'ancienne fontaine de Fraire qui ornait son parc vers un carré de terre qui donne directement sur la Grand-Place de Fraire, ceci après décapage et remise à neuf de ce monument de fonte. Une pompe et une réserve d'eau ont été installées sous le futur emplacement afin qu'elle refonctionne comme au temps de sa splendeur. Une première inauguration du monument en place définitive avant placement du tour de pierres et mise à eau a eu lieu le 14 juin 2008. Voyez l'article qui concerne cette fontaine dans le site des "Pîssintes du Fièr".

Début août 2008 : Un malfrat vole la statue de N.-D. de Lourdes qui se trouvait depuis 122 ans dans la potale au carrefour de la rue des Sarrasins avec la rue de Fairoul.

Le 8 novembre 2008, Fraire compte une nouvelle centenaire, Mme Georgine Debruyn, qui résidait à ce moment au home "Les Saules". Elle est décédée en juillet 2010.

Mercredi 11 novembre 2008. En l'honneur du 90e anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale et pour marquer la disparition en 2007 du dernier secrétaire-président du groupe des Anciens Prisonniers de guerre, les cérémonies patriotiques habituelles à la messe et aux deux monuments ont été complétées au cimetière par une petite cérémonie d'hommage concrétisée par le dépôt d'une plaque commémorative sur la tombe de Joseph Sibille, ainsi que par une exposition de documents relatifs aux deux guerres en la salle paroissiale.
Le matériel (drapeau, etc.) de l'Association des Anciens Prisonniers de guerre, qui n'existe plus depuis le décès de Joseph Sibille survenu le 5-3-2007, a été confié d'abord à René Blavier, rue de Morialmé, puis en 2010 à Liliane Sibille, rue de Morialmé.

• Avril 2010. Le volcan islandais Eyjafjallajokul entre en éruption, provoquant d'énormes nuages de poussière qui empêchent pendant plusieurs semaines les avions de nombreux pays de voler sans risquer la destruction. Grosses perturbations aériennes !

Jeudi 10 mai 2012. Les cadrans horaires de l'église sont remis en fonctionnement normal ; ils marquaient des heures fantaisistes depuis plusieurs années.

En 2012 également, Marc Lorent a l'excellente idée de créer sur Facebook le groupe "Fraire d'antan", dans lequel circuleront une mine inépuisable d'anciennes photos et de renseignements divers concernant ces dernières.

6 juin 2013. Yvon Matagne, sculpteur de renom, natif de Fraire, offre à la potale Saint-Ghislain une nouvelle statuette en grès rouge dont la matière première a été extraite à Saint-Aubin. Robert Matagne, qui s'occupe de l'entretien des chapelles Saint-Ghislain, offre la grille métallique indispensable pour la protection de cette statuette. La vitre et les fixations internes seront assurées par Laurent Piérard. Celles-ci ont été mises en place provisoirement pour l'inauguration et la bénédiction de la statue qui ont eu lieu le samedi soir de Saint-Ghislain, en présence de notre curé Jeanjean, du diacre Pascal Decamp, des représentants du groupe des "Pîssintes du Fiêr", des trois compagnies de marcheurs et de l'harmonie de Fraire. Le sculpteur donateur lui-même était malheureusement absent pour cause de maladie.

Mars (?) 2014. La société "Skylane Optics" (anciennement "Laser 2000"), basée rue du Moulin 18 à Fraire, reçoit le prix Alfers de l'Internationalisation décerné par la Province de Namur. Cette société est spécialisée dans les transceivers optiques, interfaces entre les appareils et la fibre optique.

Avril 2014. Après de nombreuses années d’absence, Fraire compte à nouveau son comité de Jeunesse (Photo "L'Avenir"). Charly Roger, son président, explique comment cette idée s’est concrétisée. « Nous en parlions depuis longtemps et, à l’issue des carnavals, et de celui d’Yves-Gomezée en particulier, nous avons décidé de remettre sur pied le Grand Feu à Fraire ». Le groupe, qui a aussi bien d'autres projets (fête de la Maroquette, etc.), compte actuellement une quinzaine de jeunes qui se réunissent dans les installations de la Jeunesse Sportive de Fraire. Ceux qui souhaiteraient les rejoindre sont les bienvenus.
https://www.facebook.com/pages/Jeunesse-de-Frairejeunessedefraire@gmail.com. Contact : Stéphanie Pâquet, rue des Minières 6, à Fraire.
— Le 31 octobre 2014, ce groupe de jeunes a organisé avec beaucoup de réussite une fête d'Halloween à travers le village, qui comptait plus d'une centaine de participants. Cette manifestation s'est terminée par un souper dansant jusqu'aux petites heures dans la salle des fêtes communale. — La fête d'Halloween qu'ils ont organisé l'année suivante (2015) a encore remporté plus de succès : environ trois cents participants au cortège.
Le 13 décembre 2014, ce groupe de jeunes organise, en conjonction avec le Cercle théâtral, un marché de Noël sur la grand-place de Fraire, avec la présence de saint Nicolas. — Ils remettront ça le 12 décembre 2015 en remédiant aux problèmes de temps froid rencontrés en 2014, avec cette fois la présence de Père Noël. Gros succès de foule une fois de plus.
— Le samedi 7 mars 2015, le Grand Feu a été remis sur pied par cette association de jeunes. De nouveau une grande réussite à leur actif : organisation impeccable, nombreux groupes de masqués, musiciens de gilles, grand feu vraiment imposant de plus de dix mètres de haut non loin du trou Baudhuin, bal masqué en la salle paroissiale jusqu'au petit jour. Tout ceci mérite de chaleureuses félicitations.

Août 2014. Début près de Philippeville des travaux de réaménagement de la route N5 à quatre bandes en vue de sa transformation en autoroute E420. — 13 octobre 2014. Démarrage de ces mêmes travaux entre Fraire (Mattozza) et Somzée-Tarcienne.
Début décembre 2017, ces travaux peuvent être considérés comme terminés.

• Octobre 2015. A cause des guerres provoquées par les groupes terroristes de l’Etat islamique en Syrie, Erythrée, Nigeria, etc., de nombreux habitants fuient leur pays où ils ont tout perdu et tentent de se réfugier d’abord dans les pays voisins, puis vers l’Europe, où des conventions internationales nous obligent à les accueillir le mieux possible.
A Walcourt, 210 personnes seront logées dans deux bâtiments proposés par un même propriétaire : 100 dans l’ancien home de personnes âgées de Chastrès et 110 dans celui de Thy-le-Château, tous deux désaffectés car non conformes aux normes actuelles.
Deux réunions explicatives ont été organisées par la bourgmestre et le centre Fedasil, l’une à l’école de Chastrès le mardi 27 octobre 2015, l’autre dans le bâtiment communal de Thy-le-Château le vendredi 30 octobre.
La réunion de Chastrès a été très houleuse, chahutée par les habitants, excédés qu’on les mette ainsi devant le fait accompli sans leur demander leur avis et craignant le pire pour leur village, où les migrants d’origine et de mœurs inconnues allaient représenter un huitième de la population pendant une période indéterminée et à qui il serait pratiquement impossible de donner du travail dans la région. Les organisateurs n'ont pas pu placer un mot, et il a fallu l’aide de la police pour tenter de calmer les esprits.
Pour celle de Thy-le-Château, la bourgmestre a fait renforcer les rangs des policiers pour maintenir un calme relatif afin de pouvoir exprimer son avis et celui des représentants de Fedasil. 500 personnes environ y participaient, dont beaucoup ont dû rester à l’extérieur de la salle trop petite.
♦ Depuis l'arrivée des migrants le mois suivant, la coexistence semble heureusement se passer au mieux.
♦ Le 3 juin 2016, pour une raison non explicitée, le ministre en charge de l'Immigration a décidé de supprimer les refuges de Chastrès, de Thy-le-Château et quelques autres, à concurrence de 10.000 réfugiés. Nous ne savons pas non plus où ceux-ci seront transférés. En tout cas, le propriétaire du refuge de Couvin est décidé à faire respecter par le gouvernement la durée du contrat de logement qu'ils ont signé ensemble.

5 mai 2016. Le comité du 1er Empire de la marche Saint-Ghislain organise son premier rallye pédestre dénommé « El tour des Tchapèles », sur un parcours de plus ou moins 7 kilomètres. Grand succès de participation, très bonne organisation.
Ce Tour des Tchapèles sera reconduit les années suivantes, le 25 mai 2017 et le 10 mai 2018 (Ascension).

• Août 2016. Parmi les grands vainqueurs belges aux Jeux olympiques de Rio, Nafissatou Thiam, une Namuroise sympathique de Rhisnes à l'accent bien de chez nous, ramène au pays une médaille d'or gagnée en heptathlon. (Elle a renouvelé son exploit le 6 août 2017 lors des championnats du monde à Londres, et en 2018 lors des championnats d'Europe multisports — voir Août 2018 ci-dessous.)
Les autres médailles olympiques belges sont : or : Greg Van Avermaet en cyclisme sur route – argent : Pieter Timmers en natation ; les "Red Lions" en hockey – bronze : Dirk Van Tichelt en judo ; Jolien D'Hoore en cyclisme féminin sur piste.

21 septembre 2016. Le château-ferme de Fraire change de propriétaire, et les Devoldere, locataires depuis près de cent ans, quittent le village.

Le 25 septembre 2016, le groupe « Les Sentiers du Fer » organise une journée anniversaire pour fêter les septante ans de la chapelle Notre-Dame de Beauraing. Voir le détail dans la page "Chapelles" du chapitre "Paroisse" de ce site, ainsi que sur le site du "Cercle théâtral de Fraire".

Lundi 26 septembre. Inauguration à la Botte de la chapelle Saint-Pierre rénovée. Détails dans la page "Chapelles" du chapitre "Paroisse" de ce site.
 
Au matin du samedi 4 février 2017, quelques gravats sur un mètre carré se détachent du plafond du pont sur la rue de Fairoul, laissant apparaître les ferrailles d'armature. Un des plus gros morceaux de béton pesait environ 200 g. Les pompiers interdisent le passage sous le pont jusqu'au mardi 7 pour détermination par un expert de la gravité des dégâts et des réparations. Rappelons que ce pont est entré en fonction il y a exactement cinquante ans.
Mercredi 8 à 10 h 45, la circulation de la rue de Fairoul est rétablie normalement.
 
4 mars 2017. Le carnaval de Fraire cette année s'est composé uniquement de gilles modelés entièrement sur ceux du Centre (Binche, Souvret, etc.) et d'une batterie-musique du même style. Ce groupe s'est intitulé « Les joyeux Frairots ». Ils ont défilé dans le village tout l'après-midi, malheureusement sous un temps assez pluvieux, ce qui les a obligés à abandonner les chapeaux à plumes une bonne partie du parcours. Grand feu à 20 h rue de la Scierie suivi d'une soiré en la salle communale.
Petit regret personnel : cette année, il ne reste donc absolument plus rien de l'ancien folklore carnavalesque frairois qui avait perduré tel quel jusqu'aux années 1970 (musique et masqués) avant de se modifier petit à petit jusqu'à aujourd'hui. Cette remarque passéiste ne doit diminuer en rien l'enthousiasme des participants, qui, je l'espère, continueront d'une manière ou d'une autre à animer notre cher village.

Depuis 2013, un échafaudage temporaire de protection a été établi par la commune devant le portail de l'église pour éviter — semble-t-il — des chutes de briques désossées du mur par les innombrables pigeons qui font un tort incroyable au clocher et au toit (entre autres) de notre église, sans compter les déjections arrosant les fidèles qui désirent entrer dans le bâtiment. Il paraît — pour une raison inconnue — qu'il soit interdit de lutter contre les pigeons. Il faut donc les laisser détruire le patrimoine culturel de notre village, alors qu'il suffirait vraisemblablement de placer des grillages de protection derrière les abat-sons pour être débarrassés de ces volatiles destructeurs sans leur faire de mal.
Le Conseil communal de l'entité de Walcourt, lors de sa séance de juin 2015, a décidé de réparer les abat-sons de l'église de Fraire pour une somme estimée à 48.000 euros (qui seront certainement largement dépassés au vu du travail à réaliser). Le problème des pigeons est également à l'étude.
Léon Revers, conseiller communal, nous annonce que les travaux de réparation de l'église commenceront en juin 2017 afin d'être si possible terminés pour la Saint-Ghislain de cette même année, ce qui n'a pas été le cas. Depuis l'établissement de l'échafaudage des réparations fin mai 2017, plusieurs problèmes sont survenus : au cadran extérieur de l'horloge, aux orgues, aux cloches... espérons qu'ils seront sans gravité.

3 et 4 juin 2017 (Pentecôte) : Opération « Église ouverte » dans l'église de Fraire et quelques autres de la région. L'ouverture de l'église pour visites était permanente de 10 h à 18 h, et des visites guidées de l'église, son histoire et son trésor ont été organisées les deux jours à 11 h, 13 h, 15 h et 17 h ; les guides étaient Pascal Decamp et Patrice Planche.

Dimanche 19 novembre 2017. Une marche à travers le village est organisée à 16 h pour soutenir la famille Smbat et Armenuhi Sahakyan et leurs deux enfants nés ici, réfugiés d'Arménie à Fraire en 2009. Cette famille est menacée d'expulsion et a été transférée récemment dans un centre fermé de Tubize. Des pétitions papier et numérique auraient rassemblé environ 13.000 signatures. Cette manifestation, organisée entre autres par Fernande Matagne, l'Ecole libre et le club de basket de Fraire, a rassemblé environ six cents personnes qui ont défilé à travers le village. L'événement a été retransmis dans le JT de la RTBF. Smbat Sahakyan craint de retourner en Arménie, où, étant considéré comme déserteur lors des événements de 2009, il serait immédiatement emprisonné.

Samedi 9 décembre 2017. Comme en 2014 et en 2015, le Comité de jeunes (Lflm Colins, Gilles Mathurin et Julien Scieur, GSM 0477-28.74.19, 0478-11.01.01, 0496-32.47.36) organise un marché de Noël avec présence du père Noël sur la Grand-Place.

Vendredi 15 juin 2018. Après une promenade à travers tout le village et une procession accompagnée par une fanfare de volontaires et les enfants des écoles, le nouveau coq de l'église (appelé Léon en l'honneur de Léon Revers qui s'est donné à fond pour cette journée) a été béni par le vicaire Jean-Pierre Lakika puis installé au-dessus de la nouvelle croix du clocher, en présence d'une foule nombreuse.
Vendredi 29 juin 2018 : démontage de l'échafaudage autour de la tour de l'église.
Mercredi 11 juillet : les cloches sonnent de nouveau les heures, et quelques jours plus tard, les cadrans seront débloqués et réaccordés.
 
• Août 2018. Les Championnats d'Europe multisports, qui se sont déroulés simultanément à Glasgow et à Berlin, ont rapporté à la Belgique la collection impressionnante de 19 médailles d'or, d'argent et de bronze. Notre championne Nafissatou Thiam a remporté l'or en heptathlon, comme cela devient son habitude (voir Août 2016 ci-dessus). Ensuite Jonathan, Kevin, Dylan Borlée et Jonathan Sacoor médailles d'or en relais 4 × 100 m ; Kevin et Jonathan argent et bronze pour 400 m individuels ; Bashir Abdi argent aux 10.000 m ; Koen Naert or au marathon ; Kenny de Ketele et Robbe Ghys remportent l'or en cyclisme à l'américaine ; De Ketele encore l'argent pour la course aux points sur 40 km ; Victor Campenaerts or pour contre la montre sur route ; Wout van Aert bronze en cyclisme sur route ; Nina Derwael en gymnastique double championne d'Europe avec or et argent ; Axelle Klinckaert, bronze en gymnastique. — 118 Belges ont participé aux épreuves.
 
La nuit du 16 au 17 août 2018, vers 2 h 30 du matin : une tornade (tonnerre, vent tempétueux, forte pluie et grêle) passe d'ouest en est sur notre région, principalement sur Laneffe, où plusieurs toitures sont envolées ou gravement endommagées, entre autres celle d'un grand bâtiment du château-ferme. Cette tornade a poursuivi ses dégâts jusqu'à la région liégeoise. Beaumont et Hamoir ont aussi été particulièrement touchés.
 
• 14 octobre 2018. Elections communales : notre bourgmestre socialiste Christine Poulin est reconduite à son poste avec 2.424 voix de préférence.
 
Samedi 24 août 2019. Sous l'organisation des « Sentiers du Fer », commémoration du 51e anniversaire de la création de l'orchestre les « 3B », par un bal dans lequel ont joué successivement trois groupes musicaux frairois : « Penny Lane », de Jean-Marie Evrard, « les 3B revival » formé d'anciens membres du groupe, et « Shoot-B », de Marc Lorent. Gros succès de foule en la salle communale.
 
Samedi 31 août 2019. La compagnie du Premier Empire relance avec grand succès la Course de cuistax, oubliée depuis des années.
 
Lundi 16 septembre 2019, 19 h. Réunion d'information citoyenne concernant les travaux d'assainissement des eaux usées prévus en 2020. Il s'agit d'un collecteur d'égouttages longeant plus ou moins le ruisseau, qui débarrasserait celui-ci de tous les déchets nauséabonds qui l'encombrent actuellement. Ce collecteur se terminera par une station d'épuration située au sud du château de Fairoul, à l'emplacement de l'ancien chemin de fer. M. Eric Lefèvre, représentant de l'Inasep, nous a dressé un tableau fort précis de ce travail. L'appel d'offres et les adjudications devraient se terminer début 2020 ; le début des travaux du collecteur aurait lieu vers septembre 2020 et le début des travaux de la station d'épuration se ferait vers septembre 2021.
 
• Décembre 2019. Apparition des premiers cas de coronavirus (Covid-19) à Wuhan (ville de 11.000 habitants), en Chine. La pandémie va se répandre rapidement à travers le monde malgré les précautions de tous genres. En Belgique, des mesures drastiques de confinement sont prises par le gouvernement fédéral temporaire à partir du 14 mars 2020 au moins jusqu'au début d'avril, où de premières mesures progressives de déconfinement commenceront à être mises en œuvre. Entre autres : fermeture de tous les cafés, restaurants et commerces non alimentaires du pays, les cours ne sont plus donnés dans les écoles, devenues garderies ; sports, fêtes et manifestations de masse en général interdits, que ce soit en salle ou en extérieur. Rassemblements extérieurs ou intérieurs de plus de deux personnes interdits, masques chirurgicaux conseillés lors de (courts) déplacements nécessaires. Ces mesures avaient déjà été prises en Chine dès février et en Italie depuis début mars. Mais l'Italie du Nord sera sévèrement touchée : 245 morts en une seule journée dans la seule ville de Bergame. D'autres pays ont aussi pris des mesures du même genre ou plus dures (p. ex. les Etats-Unis interdisent l'entrée dans leur pays de tous les ressortissants européens ; ils seront malgré tout contaminés comme les autres). Un déconfinement progressif sera appliqué à partir du 15 mai. Rentrée progressive des enfants dans les écoles, etc. A partir du 8 juin, réouverture des cafés et restaurants sous conditions draconiennes. 15 juin : réouverture des frontières entre pays européens (espace Shengen). A cette date, le virus a fait dans le monde 9.000.000 de victimes, dont 450.000 décès (en hôpital seulement) = 5 %. En Belgique, sur 65.000 cas recensés, on dénombre 10.000 décès tout compris (hôpitaux et maisons de repos) = 15 %.
En juillet 2020, plusieurs régions du monde déconfinées doivent reconfiner à cause d'une recrudescence de la maladie (en Espagne : Galice, région de Lerida ; Portugal : Lisbonne ; Royaume-Uni : Leicester ; Etats-Unis : nombreux endroits, dont le Texas ; Suède ; Norvège ; Islande... Il est donc soit déconseillé, soit interdit de s'y rendre actuellement depuis la Belgique.
Fin septembre, vu la recrudescence exponentielle du virus, pratiquement tous les pays du monde reprennent des mesures de confinement de plus en plus radicales.
Après une diminution des cas fin novembre, une stagnation générale survient en décembre malgré les mesures prises.
Plusieurs variants du virus dus à des mutations sont découverts au Royaume-Uni, en Afrique du sud et au Brésil. Ces nouvelles versions du virus sont dix fois plus contagieuses que la première version, mais, semble-t-il, pas plus dangereuses.
Les premiers vaccins gratuits et non obligatoires sont disponibles en Belgique à partir du 5 janvier 2021.
• Mi-février 2021 : Les 500.000 décès dus au coronavirus sont atteints aux Etats-Unis. En Belgique, nous en sommes à 22.000 décès dus avec certitude au virus.
Aujourd'hui 18 mars 2021, le nombre de cas est en forte augmentation pour l'entité de Walcourt :
Depuis mars 2020 jusqu'à septembre 2020 : 76. — Du 1er septembre 2020 jusqu'à mars 2021 : 1.516.
Les 14 derniers jours : 70. — Dernière semaine : 42. — Hier mercredi 17 mars : 12.
(Voir 1918 ci-dessus pour la corrélation avec la grippe espagnole.) Voir aussi Définition de la grippe dans un livre de médecine vers 1920.
 
• Juillet 2020. La comète Neowise est visible à l'œil nu pendant tout ce mois au nord-est vers 4 h du matin ou au nord-ouest le soir vers 23 h, mais de moins en moins intéressante au fil des jours, car elle s'éloigne très rapidement du soleil. Au début du mois dans la constellation du Cocher, elle traverse ensuite le Lynx puis la Grande Ourse en fin juillet.
 

• Mars 2021. Parmi les grands vainqueurs belges aux Championnats d'Europe Indoor d'athlétisme de Torun, en Pologne, notre Nafissatou Thiam nous ramène une médaille d'or gagnée en pentathlon dames ; Noor Vidts, autre Belge, revient elle avec la médaille d'argent pour ce même sport. Dans ces Championnats, d'autres Belges se font remarquer : Elise Vanderelst, médaille d'or du 1.500 m dames ; Isaac Kimeli, argent pour le 3.000 m messieurs, et Thomas Carmoy, bronze pour le saut en hauteur messieurs.
 
Vendredi 7 mai 2021 : Dernier jour d'ouverture de la boulangerie-pâtisserie Matagne avant fermeture définitive pour cause de maladie de longue durée de Fabrice Matagne.
 
Le 8 mai 2021, Les restrictions dues au virus Covid 19 étant toujours d'actualité, la commémoration de la fin de la guerre 1940-1945 a eu lieu, comme le 11 novembre 2020, grâce à la présence de six représentants des "Sentiers du fer", qui ont été déposer des fleurs aux deux monuments du village.
 
• Juillet 2021. Les Jeux olympiques de Tokyo 2020 n'ayant pu avoir lieu à cause du virus mondial covid19, ils se sont déroulé cette année 2021 mais en conservant le nom d'année 2020 prévu normalement, puisqu'ils se déroulent tous les quatre ans. Nos Belges y remportent sept médailles, dont trois d'or, une d'argent et trois de bronze, ainsi que sept quatrièmes places. L'équivalent paralympique a lieu un mois plus tard et a rapporté à la Belgique quinze médailles, dont quatre d'or et trois d'argent.
 
Jeudi 15 juillet 2021 : Inondations des alentours des cours d'eau de toute la Wallonie, y compris les points bas de Fraire, dues aux pluies torrentielles tombées pendant deux jours. Les endroits les plus touchés : Pepinster, Chaudfontaine, Liège et Wavre, où de nombreux immeubles se sont effondrés devant la force des eaux. Les dégâts sont incalculables. Des équipes françaises et autrichiennes, ainsi que des particuliers flamands, sont venus prêter main-forte aux wallons pour aider les sinistrés. Quarante et un morts sont à déplorer, ainsi que deux ou trois disparus. Le roi Philippe et Mathilde se sont rendus à Pepinster pour soutenir la population. À Fraire, la conjonction des ruisseaux du Trou Baudhuin, de Saint-Ghislain, de la Maroquette et de la Fostelle envahit le quartier Sainte-Barbe, la rue de la Scierie, le home "Les Saules" ainsi que la rue d'Andenne, entre le sentier de la Poste (ruelle Donnet) et la rue de Rocroi, y compris la rue de la Banque ; l'eau traversait la propriété de Luigi Tudisco-Suzanne Matagne pour se jeter dans les égouts de la rue de Rocroi !
Le mardi 20 juillet a été décrété jour de deuil national en Belgique.
Des problèmes d'une gravité identique se sont produits en Allemagne pendant la même période, mais avec environ 170 morts et plus d'un millier de disparus.
Samedi 24 juillet 2021 : Nouvelles inondations provoquées par des pluies diluviennes, principalement sur Namur, Dinant, Yves-Gomezée et toute la zone de l'eau d'Heure.
 
Samedi 4 septembre 2021 : Remise sur pied, avec grand succès sur la place de la Maroquette de la course de cuistax par le comité du 1er Empire de la marche Saint-Ghislain.

© Les textes ci-dessus proviennent en grande partie (excepté où indiqué) de "Fraire-la-Grande et Fairoul",1958, Abbé Jean Evrard, revu et augmenté en 1997, Arthur Matagne.
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(1) L'invasion de Fraire en août 1914, par Pascal Decamp, in Fiêr dè nos Pîssintes n° 6 d'août 2005.
(2) Renseignements complémentaires tirés du Travail sur le monument 1914-1918 réalisé par les élèves de l'école Libre en 2004 en vue d'une exposition à Walcourt commémorant le soixantième anniversaire de la fin de la guerre 1940-1945.

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