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PRESENTATION

Situation

Situé en Wallonie, dans le sud de la Belgique (Europe), FRAIRE, qui fait partie de l'ENTITÉ de Walcourt depuis 1977, se trouve en plein centre de l'Entre-Sambre-et-Meuse, à 7 km de Walcourt, 8 de Philippeville, 8 ½ de Florennes, 19 de Charleroi, 42 de Namur, 80 de Bruxelles. Fairoul est le hameau de Fraire.
Les coordonnées terrestres de l'église sont : 4° 30' 28" de longitude est, par rapport au méridien de Greenwich, et 50° 15' 41" de latitude nord (coordonnées Lambert : X 159,82, Y 105,65).
L'heure solaire vraie à Fraire centre est exactement 18 minutes en avance sur l'heure vraie du méridien de Greenwich, c'est-à-dire théoriquement (sans tenir compte de l'équation de temps qui fait varier l'heure solaire de plus d'une demi-heure suivant la saison) 42 minutes en retard sur l'heure civile du fuseau horaire d'Europe occidentale auquel la Belgique est malencontreusement reliée. L'heure vraie de Fairoul église (0°1'30" d'angle à l'ouest - 1,750 km) est 6 secondes en retard sur l'heure vraie de Fraire centre, soit théoriquement 42 minutes 6 secondes en retard sur l'heure civile.

 
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Fraire centre vu du ciel en mai 1965.
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Photo CIM

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La commune est desservie par l'autobus SNCB Florennes-Morialmé-Fraire-Walcourt et par l'autobus TEC (Sophibus, anciennement Piot) Charleroi-Philippeville-Couvin.

L'Entre-Sambre-et-Meuse présente en son centre trois sommets principaux : les plateaux de Philippeville et de Florennes (env. 300 m) et le plateau de Fraire (env. 270 m). Celui-ci est creusé en forme de cuvette qui s'allonge en vallée vers Fairoul. Du haut du clocher, bâti au fond de la cuvette, on voit tout le territoire de Fraire, encerclé à l'horizon par une bordure de bois, mais on n'aperçoit aucun autre village ni clocher, sauf celui de Fairoul, hameau de Fraire.
De quelque côté que l'on se tourne, les frontières de Fraire surplombent les communes voisines.

l'horizon vu du nord de Fraire
Depuis le pont de la Barrière, au croisement de la route Charleroi-Couvin avec la route de Rouillon, près de l'antenne GSM, on aperçoit vers le nord les six éoliennes de Somzée-Tarcienne (4,5 km à vol d'oiseau) visibles aussi depuis les pompes Mattozza jusqu'à la Botte. Par temps clair, entre la deuxième et la troisième éolienne, on peut distinguer le terril du Boubier, à la Blanche-Borne de Châtelet (15 km), accolé visuellement à la droite du château d’eau des Flaches (10 km) ; au milieu de l'espace entre la quatrième et la cinquième éolienne, à une distance visuelle d’environ six largeurs du terril du Boubier, vers la droite de celui-ci, s’en trouve un autre, arrondi et plus lointain, peut-être celui de la Virginette, celui de Soleilmont (21 km) ou celui de Ransart (23 km) ; trois largeurs encore plus à droite, c'est-à-dire juste à gauche de la cinquième hélice, on distingue assez nettement le réservoir d'eau du Vieux-Campinaire, à côté du zoning industriel de Fleurus (22 km).
Depuis le sommet de la Botte, on peut apercevoir vers l'ouest le clocher de la basilique de Walcourt (3,5 km) et — paraît-il —, le matin par temps bien clair, le beffroi de Thuin (19 km) ; vers le sud-ouest la tour des barrages de l'eau d'Heure (10 km), visible aussi de la route de Chastrès, et vers le sud les réservoirs d'eau de Philippeville (7 km). On peut voir aussi vers le sud-ouest les antennes radar du champ d’aviation de Florennes et l’antenne de télédistribution de la Barrière-Luc à Vodecée (9 km).

La superficie de la commune est de 787,99 hectares (742,6846 hectares selon l'abbé Evrard en 1958).

Fraire accuse 279 m au-dessus du niveau de la mer à la Botte au bois de Monlaity, 263 m à la Barrière, 245 m à l'ancienne place Verte (cimetière), 238 m devant l'église, 210 m place de Fairoul.

 
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Noms

FRAIRE :
868 : Ferrarias, pluriel de ferraria, mine de fer, nom laissé par les Romains. Souvent les anciens curés signent "pastor ferrensis" (Polyptyque de l'abbaye de Lobbes — Duvivier Hainaut ancien p. 310).
1092, 1147 : Ferrieres (Vos Lobbes I, II p. 38 — Grandgagnage Vocabulaire p. 23).
1186 : Ferires (Miracus Opera diplom. III p. 353).
1216 : Ferrieres (Gallia christiana III instrum. col. 156).
1226 : Feriers (Cartulaire de Saint-Jean, fol. XXX).
1258-1263 : Ferieres-les-Grandes (Cartulaire d'Alne, numéros 181 et 696).
1239 : Frires — 1470 : Friere-la-Grande (An. arch. de Namur XXI p. 354).
1444 : Frerre-la-Grande (Borgniet Cartulaire de Fosses p. 83).
1558 : Freris Magna (Anal II, p. 386 et 387).
1629 : Frerre ou Fraire la Grande (Actes français, Bormans fils, II p. 74).
XVIIe et XVIIIe siècles : Freris Magna (actes latins).
En wallon: Frâre.

Note curieuse : en langage occitan, fraire signifie forgeron ou travailleur du fer. "Fraire" existe aussi comme nom de famille languedocien.

FAIROUL :
868 : Ferreolis (Polyptyque de l'abbaye de Lobbes)
XIIe siècle : Ferreulis (Commission royale d'Histoire, 2e série, VIII p. 323)
1239 : Ferrules de Ferrulis (Grandgagnage, Voc. p. 26)
1538-1556 : Ferroule (Transports)
1558 : Feroules (Anal. II, p. 386)
Fairoulle, Ferouille, Feroulle, Fairoul : les actes portent ces diverses orthographes,
dont les deux dernières sont encore utilisées aujourd'hui.

Surnoms

Les habitants sont appelés Frairois, en wallon, Frairots. Leur surnom serait les Couss' (cousins) : "Doués de beaucoup d'esprit de corps, ils marchent comme un seul homme dans les rixes contre les amis des villages voisins" (De Raedt Les sobriquets des communes belges p. 341). A Fraire actuellement, plus personne ne se souvient de ce surnom, qui est par contre le spo de familles d'Yves-Gomezée, Morialmé, Florennes... Il faut aussi remarquer que les Morialmétois ont aussi comme surnom les Couss', ainsi que les Crayats, qui font immanquablement penser aux crayats de sarrasins des mines de fer.
Les habitants de Fairoul, hameau de Fraire, sont appelés Fairoulois et, en wallon, Fairoulîs.

Métallos : ancien surnom dans les compétitions sportives, inusité depuis les années 1950.


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Exploitations

Anciennement : mines de fer, de silex et terre plastique, carrières et fours à chaux, hauts fourneaux et laminoirs, verrerie, fonderies de fer, brasseries, moulins, fabriques de tabac.

Vers 1950 : terre plastique, silex gras, scierie, 28 exploitations agricoles, dont une ferme de 70 ha. Les bois couvrent 96,59 ha, soit un peu moins de 8 % du territoire.

En 1958, les cultures étaient ainsi réparties : céréales 177,45 ha, tuberculifères 18,41 ha, fourrages verts 30,95 ha, prairies 424,55 ha, 27 chevaux, 888 bovidés, 97 porcs, 662 têtes de volaille, 16 tracteurs, 15 moissonneuses-lieuses, 14 machines à traire.

Aujourd'hui : il ne reste que quelques exploitations agricoles. Mais de nombreuses petites entreprises : épicerie-librairie-fleuriste, imprimerie, infographistes, boulangeries-pâtisseries, home pour personnes âgées, entreprise de peinture, de toiture, d'informatique, d'électricité, menuiseries, scierie, élevages de chiens, de chevaux, de gibier, le poney-club de Fairoul, pharmacie, médecins, infirmières, boucherie, traiteur, station-service, marchand de vélos, garagiste-mécanicien, coiffeuse, magasin de cadeaux, architectes, entrepreneurs de maçonnerie, logopède, service de télécommunications par fibres optiques, une entreprise de mécanique aéronautique de précision, un serveur d'hébergement web et services DNS, des créateurs de sites web et de produits multimédias... Pour une liste plus complète, cliquez sur ce lien : Commerces de Fraire

 
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Associations  (Si la vôtre ne s'y trouve pas, signalez-le-moi)

• Harmonie royale "L'Union" (harmonie.fraire@laposte.net) depuis 1900 (environ 50 musiciens);
• La troupe théâtrale des "Anciens Prisonniers" (Jean Thomas, rue Saint-Remy, 5650 Fraire.) depuis 1945 (dont le nom est devenu depuis l'an 2000 "Cercle théâtral de Fraire");
• Un club de football ("Jeunesse Sportive de Fraire" : Freddy Blavier 0475-79.28.42 blavierfreddy@gmail.com - Yvon Froment, rue du Milieu, 38 - "Les Vétérans" : Didier Mathurin, Rue du Sarazin, 44 - 071 65.07.65 - "Football de Fraire" : Camille Denil, rue de Morialmé, 158 - 071-65.00.23);
• Un club de minifoot ("MF Fraire mini-foot" : François Biston, rue du Calvaire, 10, 5650 Walcourt - 071-61.16.92);
• Les Pîssintes du Fièr (Sentiers du Fer), organisation pour la protection et la diffusion des connaissances sur le patrimoine frairois. Contacts : Yvon Fontenelle, rue du Sarazin, 34 - 071-65.53.23, ou Mme Fernande Matagne, 0473 51.52.14.
• Le "Basket-Club de Fraire" - (Marie-Ange Devoldere, rue de Rocroi 42 - 071 65.17.35) / Eddy De Jaeghere, président, 0477 44.44.89.)
• Le club de cyclotouristes et vététistes "La Roue libre", depuis 1979 - 071 65.00.53 et Claude Froment, rue de la Scierie, 22 - 071 65.50.87;
• Celui de VTT "Off Road Bikers" (Jean-Claude Set-Marie, route de Baileux, 34 - 071 65.07.04);
• "Le club VTT de Fraire" (Robert Lemaire, rue de Morialmé, 20 - 071 65.56.73);
• Le "Moto-club For Fun" (Michel Warichet, rue de Fairoul, 38 - 071 65.05.65)
• Le club de marche "Les Godasses de Fraire" (Robert Romain, rue de la Maroquette, 8 - 0477 33.10.15);
• Le club de tennis de table, local : salle communale de Fraire (0478-62.70.33 ou 0474-97.58.11 - Président : Fabrice Marlet - R. Lemaire, rue de Morialmé, 20 - 071 65.56.73), depuis avril 1986;
• Le comité de Jeunesse « Jeunesse de Fraire », qui compte actuellement une quinzaine de jeunes qui se réunissent dans les installations de la Jeunesse Sportive de Fraire. https://www.facebook.com/pages/Jeunesse-de-Frairejeunessedefraire@gmail.com. Contact : Stéphanie Pâquet, rue des Minières 6, à Fraire.
• Un club de gymnastique féminine;
• Les scouts et les louveteaux de Fraire (Union scoute de Fraire : Vincent de Longueville, chef d'unité, 0495-87.44.62 - Benoît Charlier, 0473-83.26.13 - Thomas Redan, 071-65.04.63 ou 0479-60.36.82 - Annie Cailteur, rue Falises 1 à Pry, 071-61.23.19. - "Les Amis des Castors" : Sabine Dabompré, rue d’Andenne, 14, 071-65.05.38);
• Trois associations de marcheurs pour la Saint-Ghislain "MARCHE MILITAIRE ST-GHISLAIN" : Claude FROMENT, rue de la Scierie, 22, 071 65.50.87 — "La compagnie des "Petits Marcheurs" : Cédric BORGNET - Michèle COLLIN, rue de Fairoul, 121, 071 65.07.23 - Vanessa COCQUYT, rue de Fairoul, 8, 0494 46.21.40. — "La compagnie des Zouaves" : Maxime DENIL
• Le club de pétanque "La Boule frairoise", rue du Milieu / place de la Maroquette (Laurent Delfosse, rue du Milieu 34 - 071-65.14.45) depuis 1992;
• Le matériel (drapeau, etc.) de l'Association des Anciens Prisonniers de guerre, qui n'existe plus depuis le décès de Joseph Sibille survenu le 5-3-2007, a été confié à René Blavier, rue de Morialmé, puis à Liliane Sibille, rue de Morialmé.
• L’association des "Trois fois vingt", (trésorière : Annie Charlier, rue de Morialmé);
• L’asbl « Porte Ouverte à la Compassion » a été créée le 14 décembre 2009 et poursuit un but humanitaire. Siège social : 9, rue de Morialmé, à Fraire, 071/65.05.61. Président : Cornélius Collins Ojene.
• "Vie féminine", (Claudine Devoldere, rue de France, 5 [par la rue du Raufe] - 071-65.52.66);
• La "Fabrique d'église", etc.

 

Fêtes annuelles

La vie du village est réglée par quatre fêtes annuelles, comme la plupart des communes voisines. Ce sont : le Grand-Feu, en principe le troisième dimanche après le Mardi-Gras (depuis les années 1960, la date de ce carnaval est devenue variable) ; la ducasse du Saint-Sacrement, le dimanche suivant la Trinité ; la procession militaire Saint-Ghislain (ou Marche Saint-Ghislain), le troisième dimanche de juillet, qui est la fête principale, et enfin le Raclos, troisième dimanche d’octobre, qui clot les festivités de l’année. A Fairoul, la fête principale est celle de l’Assomption, le 15 août, retombée dans l’oubli actuellement.
Il existe aussi d'autres fêtes moins fixes et moins régulières, comme la Brocante des Zouaves, vers la fin mai, la Fête de la Maroquette, vers le 15 aout, des concours sportifs par diverses associations, des marchés de Noël...

 
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Population

année habitants de Fraire habitants de Fairoul
1470   120 (24 feux à 5 habitants) — Charles le Téméraire ?
Vers 1600   200 ?
1757 ? 100 (67 communions pascales)
1784   310 (62 familles de 5 personnes) — Joseph II 110
1823   585     (Fraire et Fairoul sont réunis depuis 1810)  
1830   595 (155 maisons, 3 fermes)  
1-1-1847 1163  
1852 1400 (Fairoul inclus) 190 (en 1854)
Août 1857 1525 dont 500 aux Maroquettes et 224 à Fairoul 224
1862 ? 167
1867 ? 163
1868 ? 139
1876 1435 (Fairoul inclus) 143
1882 1324             —  
1885 1264             —  
1900 1064             — 100
1924 1065             —  
1946   910             —  
Déc.1950   975             — 100
1955   998             —  
1957 1033             —  
1959 1078             —  
1990 1400 env.      —  
Au 1-1-2005 1398             —  
Au 1-1-2007 1416             —  
Au 1-1-2011 1448             —  

Somme toute, village petit et pauvre qui ne se développa que fin du XVIIIe siècle et début du XIXe, déclina à la suppression de l'extraction du fer vers 1870 jusque 1946, puis remonte lentement depuis l'après-guerre.

Dans le relevé de 1470, on trouve les populations suivantes :

Ham-sur-Heure 240 feux (1.200 habitants)
Laneffe   78 feux    (390 habitants)
Jamagne   66 feux    (330 habitants)
Hansinne   60 feux    (300 habitants)
Hansinelle   48 feux    (240 habitants)
Yves   48 feux    (240 habitants)
Pry   26 feux    (130 habitants)
Fraire   24 feux    (120 habitants)

 
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Cours d'eau

Le ruisseau Jaune ou ruisseau des Minières, alimenté par les trois sources du bois de Monlaity, du trou Baudhuin et de Saint-Ghislain, traverse le village d'est en ouest, arrose Fairoul, s'unit au ry d'Yves au Rossignol ("Sept-Ponts") et va se jeter à Walcourt dans l'eau d'Heure. Il est un des 405 cours d'eau de la province. L'eau de la distribution (trou Baud'huin) est calcareuse. Le puits de la ferme, le puits Saint-Joseph (aujourd'hui comblé) sont ferrugineux. La source jaillissant derrière la maison Fourny, au bout d'un diverticule en contre-haut de la route de Fairoul, donne de l'eau douce. On l'appelle la « fontaine des Malades ».

Au Preyat, le ruisseau était traversé par un gué (le wez), puis 50 mètres en aval par un ponceau qui fut conservé un certain temps à la route de 1824 et existait encore en 1831, d'après Van der Maelen (Dictionnaire géographique de la province de Namur).
De temps à autre, après de fortes pluies, il arrive que le niveau du ruisseau monte suffisamment que pour inonder, en tout ou en partie, l'emplacement du Preyat, c'est-à-dire les terrains et maisons longeant la rue d'Andenne, depuis la fontaine Garrot (en contrebas de Saint-Ghislain) jusqu'à l'ancienne grand-route. Souvent, dans ce cas, les caves des maisons avoisinant la Grand-Place sont elles aussi inondées. Jusqu'aux années 1960, des inondations de ce genre se produisaient presque chaque année à la fonte des neiges. En 1980, en pleine marche Saint-Ghislain, la pluie persistante a même inondé, non seulement le Preyat, mais aussi tout le bas de la Maroquette : les maisons du nouveau quartier de la Scierie ont eu le rez-de-chaussée noyé sous un bon mètre d'eau ; cette inondation a failli stopper la marche Saint-Ghislain après son repos à la Maroquette, le quartier Sainte-Barbe étant sous cinquante centimètres d'eau jusqu'à la boulangerie Delfosse. Heureusement, grâce à l'obligeance du major Richard Froment, les marcheurs ont pu être transportés en autocar depuis Notre-Dame de Banneux jusqu'au carrefour de la rue des Violettes (rue des écoles communales), hors d'atteinte des eaux, et ont pu ainsi continuer la procession.

Le ruisseau sous la neige,
à l'est du Preyat.

Etangs

Bayau de la place de la Maroquette (remblayé vers 1970).

Bayau de la Machine (photo), derrière l'ancienne scierie Hautenne (30 m de profondeur).

Bayau Machine

Etang de la scierie, séparé du précédent par un chemin d'accès aux champs.

Etang de la Botte (en direction de Fairoul).

Bayau Museux, derrière la chapelle Sainte-Rita, route de Fairoul, au lieu-dit les Minières.

Etang du trou Baud'huin, creusé en 1935 par Amour Hosslet, qui trouva deux fers à cheval et des souches sous 80 cm de lavures de mines.

Etang de la voie d'Andenne, creusé en 1937 par Louis Flandre.

A Fairoul :

Au pré de la Vierge : deux étangs creusés en 1937 par Jos. Borgniet.

Deux étangs Pouleur creusés en 1938.

Deux étangs entre le château de Fairoul et les Sept Ponts, creusés dans les années 1980.

Note : Les étangs appelés "bayaux" sont généralement d'anciens lavoirs à minerai de fer, excepté le bayau de la "Machine", qui contenait la flache (machine d'exhaure) servant à évacuer l'eau des galeries de mines de fer avoisinantes.

 
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Quartiers

Village. On désigne ainsi le centre strictement limité (villa romaine) par les maisons entourant l'église et la ferme. Pas même l'autre côté du Preyat. Dès qu'on habite à 50 mètres de là — même moins —, on dit : « Je vais au Village ».

La Barrière, route de Laneffe. Là se percevait le droit de passage sur la route de 1824 à 1867. En 1992, on y a construit un pont qui relie la route de Rouillon à la route de Chastrès, en passant au-dessus de la Nationale 5.

La Botte (de Fairoul), hameau de quelques fermes, un fleuriste et un restaurant, sur la Nationale 5, à la limite de Fraire avec Yves-Gomezée. Le mot "botte" est parfois utilisé pour désigner l'enclave étroite d'un territoire dans un autre ; exemple : la botte de Givet enclavée dans la Belgique. Avant la réunion des communes de Fraire et de Fairoul, La Botte était effectivement une enclave de Fairoul dans Fraire.

Petite Botte : maison qui se trouvait à 150 m de là, en revenant vers le village, sur la grand-route (aujourd'hui rasée).

Clairchou : groupe de maisons un peu plus au nord, grand-route, à la limite sud de l'aire géologique des minières (alentours de chez Edgard Polomé), autour du carrefour de la Fostelle. Endroit ayant comporté des vestiges de bas-fourneaux préhistoriques le long de la ligne d'arbres. L'origine du lieu-dit est incertaine.

Mouchenaire : endroit à 200 m au sud-ouest de la chapelle Saint-Ghislain où fut établi le premier captage de la distribution d'eau. En wallon, "mouchenaire" signifie tenderie (mouchons = oiseaux)

Sainte-Barbe : quartier autour de la chapelle du même nom.

La Maroquette : groupe d'habitations autour d'une place au centre de laquelle se trouvait un étang. Le nom vient de la famille Maroquin. Martin Maroquin, époux de Marguerite Duchâteau, figure avec ses enfants sur la table des Pauvres en 1674. En 1713, on alloue 9 stiers d'épeautre aux "enfants des Maroquettes". En 1717, 9 florins aux "Maroquettes".

Moulin : ancien moulin à eau, en contrebas de la voie de Fairoul, près des "Trois-Ponts" de l'ancien chemin de fer. Quartier devenu peu à peu résidentiel depuis les années 1980.

Sarrasins (on écrit aussi "sarasins", "sarrazins" et "sarazins") : minière avec chemin et calvaire du même nom, appelé aussi "le Bon Dieu du Blond" (ce calvaire a été abattu lors des travaux de la route à quatre bandes — rue de France — en 1964). Quartier devenu résidentiel depuis les années 1960 par constructions sur le remblayage des anciennes minières de fer (terres plastiques).
Le mot "sarrasins" était employé par nos ancêtres pour désigner des édifices ou des travaux dont l'origine ne leur était pas connue parce que très ancienne — dans ce cas-ci, peut-être les vestiges de bas-fourneaux préhistoriques, maintenant disparus, au sud des minières de fer — ; ce mot pouvait aussi dénommer des gens de races ou de couleur de peau différentes de nos aïeux.

Cornâye : Nouveau quartier résidentiel créé en 2008 sur le lieu-dit du même nom, ancien endroit d'extraction de fer, habitat multicentenaire de familles de corneilles. Lotissement plus ou moins carré d'environ 4 hectares formé de 9 parcelles construites autour d'une placette centrale. Ce quartier joint la route des Sarrasins au sentier n° 45 (route d'Yves-rue de Fairoul) et à la grand-route de Rocroi.

Bia-Saint-Tienne : entre le Monument et le home "Les Saules", route de Morialmé. Traduction littérale : "Belle sainte montée" ."Bia-Saint-Tienne" s'est écrit autrefois "Bia-S'Tienne" (XVIIe siècle).

Maustienne : début de l'ancienne route de Philippeville, forte côte entre l'ancien chemin de fer (ancien café Dewitte) et les campagnes, en direction du sud-est, vers les Alloux. Les panneaux indiquent fautivement "Monstienne".
Un "tienne" est, en wallon, une route montante. Certains tiennes conduisaient à un endroit de culte souvent ancien, d'autres au mont de justice du lieu, où se passaient les supplices ou les exécutions de criminels, généralement par pendaison. C'est sans doute le cas du "Maustienne", dont le nom contient "Mau" (mal / mauvais) "s" (saint ou sacré) et "tienne". "Maustienne" semble être opposé au "Bia-Saint-Tienne", auquel il se raccorde près du Monument 1914-1918.

Vivy : quartier d'habitations assez récent (environ 1970) à l'extrême est de la Maroquette, sur la route de Morialmé, près du château d'eau et du bois de Morialmé. On y a aussi établi le nouveau terrain de football en 1984, sur l’emplacement d’un ancien site de fabrication de charbon de bois. "Vivy" signifie "vivier" ; ici indique probablement la proximité de l'ancien lieu-dit "Vivy-le-prestre".

Verrerie : emplacement de l’ancienne verrerie, fermée et démolie après la guerre 1940-1945, qui longeait l’ancien chemin de fer, à côté de l’ancienne halte de Froidmont, à la limite du village avec Morialmé et Saint-Aubin (élevage et toilettage de chiens « la Mineaudière »).

Trou-Baudhuin : aux alentours de la source du trou Baudouin qui alimente le village, quartier récent d’habitations (construit depuis les années 1980), au nord du Vivy, entre l’ancien tronçon de route Mahy-Verrerie et la route de Morialmé.

Rossignol (ou Rossigno) (sur Vogenée) : lieu-dit entre Fairoul et Vogenée, non loin des "Sept-Ponts" où se trouvait la dernière fonderie en activité : la fonderie Bayot-Malacord (fermée en 1974, rasée en 1980).

Pré des Orgiers (sur Yves-Gomezée) : au sud-ouest des "Sept-Ponts", endroit où se trouvait l'ancien laminoir du baron de Cartier d'Yves

 

© La plus grande partie des textes ci-dessus provient de "Fraire-la-Grande et Fairoul",1958, Abbé Jean Evrard, revu et augmenté en 1997, Arthur Matagne.

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