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L'église de Fraire


L'église est dédiée à saint Remy, patron de l'église et du territoire de Fraire. Elle peut contenir environ 400 personnes.
La tour, de pierre en sa partie inférieure, est certainement le vestige le plus antique de l'église.


L'église à ses différentes époques de construction.

En 1092, l'abbaye de Lobbes possédait la dîme de Fraire, ce qui suppose une paroisse organisée.
En 1258, une église entourée du cimetière clôturé par un mur existait à l'emplacement actuel.
De 1611 à 1627, le curé Arnould Chauviaux fait procéder à des travaux d'embellissement et de réparations assez importants à l'église ; il fit « peindre et colorer » le choeur et la nef par Pierre Jouet, de Châtelet.
En 1617, un « siège de prédication pour être placé contre la muraille » fut fabriqué par Hubert Minet de Florennes (40 florins). Un chandelier à douze branches est pendu au milieu de l'église (20 florins). Il fit aussi faire par Remi Leclercq, charpentier, « une montée pour monter au cellée de l'église et des bans pour toute ladite église ». De vieux chênes coupés dans les bois de la communauté fournirent le bois nécessaire ; la Table des Pauvres, la fabrique et les paroissiens intervinrent pour la dépense : deux spécimens de ces bancs existent toujours contre le mur de chaque côté du choeur avancé.
En 1627, un ouragan lui cause de graves dégâts.
En 1634, l'église fut dévalisée par une bande de pillards.
En 1662, l'église fut restaurée, toujours à une nef, par l'abbé d'Aulne Jérôme Reyers (d'après une inscription gravée sur la charpente du clocher et lue en 1713 par l'archidiacre de Berlaymont visitant l'église).
Le 24 mai 1674, Jean de Wespin, curé de Fraire, achète un banc de communion qui occupe toute la largeur de l'église.
En 1699, Marie Goderniat laisse sa maison, avec grange et jardin, pour servir de presbytère, ainsi que 6 ha 3158 à la fabrique d'église.
En 1789-1794, la reconstruction à trois nefs fut entreprise par l'abbé d'Aulne Gérard Gérard et terminée par son successeur Dom Herset. L'entrée de l'église, qui se faisait par le côté nord de la tour, se fit dorénavant par la façade ouest. Elle est dotée de trois nouveaux autels, d'une lampe du Saint-Sacrement style Louis XVI et de seize chandeliers en étain fondus à Liège.
L'amorce des murs latéraux de l'église à une nef existe toujours de chaque côté de la tour et constitue un pilastre. Ces murs étaient bâtis à côté de la tour qui formait ainsi le fond de l'église.
En 1794, les soldats français vinrent profaner et piller l'église. Le tabernacle fut enfoncé. La cure subit le même sort : la bibliothèque disparut, ainsi qu'une partie du mobilier. Tous les registres paroissiaux que l'on trouva furent aussi emportés. Nos deux églises furent fermées et le culte interdit du 16 avril au 22 juillet.;
Avant l'interdiction de Joseph II, beaucoup de personnalités et la plupart des curés de la paroisse étaient enterrés dans les églises sous une pierre tombale encastrée dans le pavement. Lors de l'agrandissement à trois nefs de l'église de Fraire en 1794, un nouveau pavement fut mis en place et les pierres tombales enlevées et, vraisemblablement, détruites. Il en subsiste quatre malgré tout qui, à l'époque, ont été placées dans ce qui restait de l'aître, c'est-à-dire le cimetière entourant l'église. Voir le chapitre consacré aux tombes de l'aître de Fraire.
En 1801, les cérémonies chrétiennes doivent se faire en cachette, dans des lieux privés, même parfois de nuit. L'église est fermée.
En 1840, placement dans le clocher de deux cloches de 65 et 75 cm de diamètre.
1848 placement d'une horloge (Neapoli) avec cadran sur la façade et sonnerie de l'heure et de la demie.
En 1856, construction du jubé sur quatre colonnes (4,04 m de haut) garni d'une balustrade en fer (0,94 m de haut).
En 1857, l'église est dotée d'un orgue Merklin-Schütze, à transmission mécanique et à soufflerie par levier actionné par un aide, placé par Félix Schütze, de Bruxelles.
En 1861, la population augmentant considérablement (1.525 habitants en 1857), l'église fut allongée de trois travées (une dizaine de mètres) du côté du choeur dans le même style que le reste de l'église ; le choeur cependant n'eut pas de vraie voûte, mais seulement du plafonnage.
Le travail coûta 40.000 F payés par la commune.
Ce temple est pourvu de douze colonnes toscanes de pierre bleue qui soutiennent de très belles voûtes de briques en voile sur doubleaux en forme de coupoles à arc surbaissé. Le plan des voûtes est carré dans les bas-côtés et rectangulaire dans la grande nef.
La bâtière d'ardoises à coyau est posée sur corbeaux en doucine.
L'intérieur de l'église mesure 41 m de long, 13,75 m de large et 11 m de haut. Elle est éclairée par deux fenêtres en façade (qui est large de 15,06 m), douze dans les nefs et deux dans le choeur. Ces ouvertures sont en plein cintre à clé et crossettes sur montants harpés ; remplages en fonte. Entre les baies latérales, des niches moulurées abritent des statues du XIXe siècle.
De 1868 à 1870, placement dans l'église du maître-autel et de la chaire de vérité en chêne de Russie, également les statues en tilleul de la Sainte Vierge, pour l'autel latéral gauche, de saint Remy, pour l'autel latéral droit, et de douze autres statues plus petites ; le tout fourni par la firme Goyers de Louvain, pour la somme de 18.500 F. L'ancien mobilier - maître-autel, chaire de vérité et confessionnal - va à la chapelle de Fairoul ; les anciennes statues sont placées dans les chapelles du cimetière et de Sainte-Barbe.
En 1888, peinture et décoration de l'église, comme le rappelle une inscription au jubé : « Juxta delineationes Andreae Sodar, pictoris dionantensis ac Victoris Gilson, rectoris parochlis, opificibus - F.F. Camillo et Octavo Stassin, anno Dni MDCCCLXXXVIII, decorabar ».
1913 Une grotte (crèche) de Noël pour garnir l'église aux fins d'années est achetée à la célèbre fabrique de crèches G & H Parentani, rue de Neerstalle 44 à Forest (Bruxelles), venus de Toscane et anciens fournisseurs du Saint-Siège à Rome. C'est celle qui est encore utilisée à l'église de nos jours.
1948 Placement du nouveau banc de communion en chêne à fuseaux de cuivre, fabriqué par Albert Matagne. Remplacement de 230 des carreaux du pavement du choeur.
10 décembre 1953, installation d'un nouvel éclairage électrique dans l'église et placement d'un puissant éclairage extérieur formé d'une ampoule à vapeur de mercure placée au centre d'un réflecteur au-dessus de la porte d'entrée.
Cette même année, vers la Noël, montage d'une soufflerie électrique pour actionner l'orgue. Ce nouveau système a été fort mal calculé, car depuis il est impossible d'utiliser le plein jeu pour cause d'essoufflement.
Avril 1958, inauguration par M. Verhees, organiste de la cathédrale de Namur, des orgues "restaurées" au prix de 30.000 F par M. Lemercenier de Jambes. En fait, plusieurs jeux anciens (trompettes entre autres) ont été enlevés plutôt que restaurés et la transmission mécanique a été transformée en transmission pneumatique. Résultat : concert décevant dû aux faiblesses de l'orgue.
1960. Installation sur la tour du clocher de deux nouveaux cadrans horaires commandés électriquement par l'horloge du choeur (1958).
Vers 1962, nouvelle installation électrique réalisée par Roger Dumont, électricien à Fraire.
1966. Creusement des tranchées nécessaires dans l’église et installation du chauffage à air pulsé par le curé Gérard Thiry, aidé de quelques rares bonnes volontés.
1970. Placement de la nouvelle grosse cloche Marie (lab). La première version de cette cloche avait été réquisitionnée en 1944 par les occupants allemands.
L'intérieur de l'église fut repeint aux environs de 1975 par les frères Noël et Jean-Marie Matagne de Morialmé.
Depuis 2013, un échafaudage a été établi par la commune devant le portail de l'église pour éviter — semble-t-il — des chutes de briques désossées du mur par les innombrables pigeons qui font un tort incroyable au clocher et au toit (entre autres) de notre église, sans compter les déjections arrosant les fidèles qui désirent entrer dans le bâtiment. Il paraît — pour une raison inconnue — qu'il soit interdit de lutter contre les pigeons. Il faut donc les laisser détruire le patrimoine culturel de notre village, alors qu'il suffirait vraisemblablement de placer des grillages de protection derrière les abat-sons pour être débarrassés de ces volatiles sans leur faire de mal.
Le Conseil communal de l'entité de Walcourt, lors de sa séance de juin 2015, a décidé de réparer les abat-sons de l'église de Fraire pour une somme estimée à 48.000 euros. Le problème des pigeons est également à l'étude.
Début juin 2017, les travaux de réparation de l'église commencent par l'établissement d'un grand échafaudage autour du clocher (voir chapitre « La tour du clocher » ci-dessous).
 
Image : plan actuel de l'église.

La tour du clocher

La tour, de direction ouest, comprend quatre niveaux cantonnés de harpes d'angle. Sur l'axe, portail en plein ceintre à clé saillante et jadis à traverse, dont l'encadrement rectangulaire est orné d'un quart de rond. Les 1er et 2e étages sont éclairés par un oculus circulaire en pierre bleue, et le dernier niveau, séparé par un cordon de pierre, ajouré de quatre ouïes en plein cintre, dotées d'abat-sons, en brique et pierre bleue alternées. La corniche est sur corbeaux de pierre en doucine surmontée d'une flèche d'ardoises octogonale terminée par une girouette de cuivre en forme de coq d'un mètre de long. A gauche de la tour, tourelle d'escalier en quart de rond, desservie par une porte extérieure. Cette tourelle, de pierre à la base, puis en briques avec parement de pierres, révèle en son intérieur l'emploi de deux pierres différentes, puis de briques.
Extérieur de la tour : 20 m de haut, 4,50 m de côté avec des murs de pierre de 1,25 m d'épaisseur. Le parvis intérieur mesure 3,90 m de long, 2,85 m de large et 4 m de haut.
La salle du premier étage est un carré de 2,95 m de côté, pavé de dalles, reposant sur une voûte ogivale d'un mètre d'épaisseur au sommet. Le pavement se situe donc à 5 m du sol. A cette hauteur, les murs ne sont plus de pierre, mais en briques et ont une épaisseur de 1,05 m. La salle se trouve éclairée par une embrasure de 1,60 m de large fermée par un oeil-de-boeuf vitré de 1,50 m de diamètre. Cette salle servit de jubé jusqu'en 1856.
La salle du deuxième étage, de 3 m en façade et de 3,27 m sur les côtés, est éclairée par une embrasure de 1,60 m de large, fermée par un oeil-de-boeuf vitré de 1,35 m de diamètre. On y marche sur un plancher mobile soutenu par des poutrelles de bois. Ce plancher est à la hauteur des voûtes de la grande nef, sur lesquelles une ouverture donne passage.
L'accès au premier étage de la tour est assuré par un escalier en pas de vis dans la tourelle accolée à gauche de la tour. Jusqu'en 1856, l'église avait son jubé à ce premier étage ; des portemanteaux en bois, encore dans la tour, l'attestent suffisamment.
En 1856 fut donc placé le jubé actuel, construit pour le placement des orgues en 1857. L'accès de ce jubé nouveau se faisait par la tourelle ; celle-ci, percée à mi-hauteur d'une ouverture (2 m x 0,60 m) permettait d'accéder au jubé par un escalier ménagé le long du mur de la tour. L'agrandissement définitif de l'église en 1861 vit le parvis de la tour conduire au jubé par un escalier rejoignant celui de 1856 ; l'ouverture de la tourelle vers le jubé fut rebouchée et l'escalier de la tourelle ne servit plus que pour la sonnerie des cloches jusqu'en 1960, où elles furent électrifiées.
Le mur actuel entre l'église et la ferme n'existait pas ; la cour de celle-ci venait jusqu'à la voie d'Andenne provenant de Morialmé par la chapelle Saint-Ghislain, qui passait à cette époque entre le mur de l'aître (cimetière entourant l'église) et la grange de la ferme. Cette route longeait alors le perron de la ferme et continuait par la ruelle Boulanger (rue Saint-Remy) vers le Fays et Fairoul.
La solidité de la tour, donjon à ses origines, devait décourager toute attaque : l'épaisseur des murs, la hauteur du premier étage, ensuite l'entrée de l'église - comme l'entrée de la tourelle - faisait face à la cour de la ferme.
Un mur entourant le cimetière isolait celui-ci du Preyat, marécage en contrebas de près de deux mètres. Aussi ce mur était-il entretenu avec soin et faisait du cimetière, de l'église et du château-ferme un lieu de refuge pour le village en cas de danger.
Jusqu'en 1789, l'entrée de l'église s'ouvrant au nord de la tour, l'emplacement de l'ouverture actuelle était entièrement muré. Celle-ci fut percée en 1789, mais, insuffisante, fut élargie, et une porte nouvelle fut placée par M. le curé Gilson (1866 † 1903) et payée 700 F.
Le Conseil communal de l'entité de Walcourt, lors de sa séance de juin 2015, a décidé de réparer les abat-sons de l'église de Fraire pour une somme estimée à 48.000 euros. Le problème des pigeons est également à l'étude.
Début juin 2017, les travaux de réparation de l'église commencent par l'établissement d'un grand échafaudage autour du clocher, l'enlèvement de la girouette et de la croix sous celle-ci pour les remettre en état. Ce faisant, les ouvriers ont malencontreusement bloqué le cadran horaire principal ; espérons que le mécanisme ne soit pas hors d'usage.
Mi-avril 2018 : une grue de 60 m de haut est montée pour élever des poutres maîtresses jusqu'au toit du clocher.
Des poutres pourries seront remplacées, les ravages intérieurs provoqués par les pigeons seront réparés, la toiture de la tour sera remise à neuf, ainsi que la croix sommant la pointe et supportant le coq ; les abat-sons doivent aussi être protégés pour éviter l'entrée intempestive des pigeons.
photo : Françoise LejolyVendredi 15 juin 2018. Après une promenade à travers tout le village et une procession accompagnée par une fanfare de volontaires et les enfants des écoles, le nouveau coq de l'église (appelé Léon en l'honneur de Léon Revers qui s'est donné à fond pour cette journée) a été béni par le vicaire Jean-Pierre Lakika puis installé au-dessus de la nouvelle croix du clocher, en présence d'une foule nombreuse (photo : Françoise Lejoly). Le nouveau coq a été offert par l'entrepreneur des travaux de réfection du clocher. La cérémonie d'installation a été organisée par la confrérie Saint-Ghislain et la Fabrique d'église, avec l'aide de nombreux bénévoles.
Discours et bénédiction du nouveau coq par l’abbé Jean-Pierre Lakika :
« Avant qu’il ne prenne sa place définitive.
Notre secours est dans Notre Seigneur, qui a fait le ciel et la terre, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Dieu, notre père, bénis ce nouveau coq du clocher de notre église Saint-Remi de Fraire, qui va veiller sur le terroir de tes Frairois. Tu nous aides à regarder toujours du côté de la lumière ; Tu nous appelles à rester éveillés pour construire la fraternité ; Tu nous invites à orienter notre vie vers le bien, à être forts contre le vent contraire. Tu nous incites à regarder l’horizon, là où le soleil se lève chaque matin, nous invitant à nous éveiller et à participer à la vie du monde. Comme le coq qui annonce le jour naissant, ayons les yeux tournés vers le Christ, pour qu’avec Lui nos vies soient illuminées de la lumière de Pâques. (Avec le goupillon :) Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Merci. »

Vendredi 29 juin 2018 : L'échafaudage autour de la tour de l'église est démonté.
Le raccord de soufflerie de l'orgue a malheureusement été mis hors d'usage par les travaux au clocher. Notre orgue est donc momentanément muet.

Les cloches

Une des charges du gros décimateur était de fournir, placer et entretenir la grosse cloche, qu'on appelait pour ce motif cloche décimale. L'abbé d'Aulne en avait donc la charge, mais aucun renseignement précis n'existe dans les archives paroissiales.
Deux cloches ont été fondues en 1840, respectivement de 65 et de 75 cm de diamètre, soit pesant 250 et 375 kilos, qui donnent les notes sib et do.
On lit dans le registre aux délibérations communales :
« Payé au sieur Stévenard pour pendage de deux cloches : 379,25 F ».
Une troisième cloche de 93 cm de diamètre, soit d'un poids de 500 kilos, donnant un lab, fut achetée en 1899 et payée par des dons particuliers.
On lit sur les deux premières :
« J'ai été faite par Lainville et Caussard 1840. In nomine Domini Deus noster. Commune de Fraire ».
On lisait sur la troisième :
« Piarum cleri parochianorumque eleemosynarum filia sum et Maria nomine - qVI LaetI nobIs ConCInantIbVs VoCeM DeI sVaVIter seqVVntVr hI beatI. 1899 » (« Je suis fille des pieuses aumônes du clergé et des paroissiens et je m'appelle Marie - Heureux ceux qui écoutent avec amour et joie la voix de Dieu que nous chantons »).
Le 28 février 1944, les deux cloches les plus importantes de l'église de Fraire furent enlevées par les Allemands (photos) ; la moyenne fut reprise dès le lendemain mardi 1er mars, en même temps qu'une cloche de Laneffe, par les Résistants de la région de Laneffe (MNB) à la verrerie Foulcaud de Montignies-Neuville. Elles ont été enterrées ensemble à Laneffe dans le parc du château Vincent, en face de l'église, la nuit du 1er au 2 mars, dans un trou creusé par des Russes, qui fut ensuite rebouché et garni d'un parterre de fleurs par le concierge Alexandre. Déterrée le 17 avril 1945, elle fut replacée dans le clocher de notre église, munie d'un roulement à billes.
La grosse cloche, non retrouvée, a été remplacée en juillet 1970, douze ans après l'automatisation électrique des sonneries depuis l'horloge placée dans le choeur en 1958.

A l'occasion des fêtes, baptêmes, confirmations, décès, etc. il était d'usage de jouer sur les cloches de petits morceaux de musique très simples au moyen d'un clavier formé de trois planches reliées par des câbles à des marteaux placés à côté de chaque cloche. Cette pratique, qui s'appelle « tribouler », était généralement exécutée par le madjuster ou par l'organiste habituel de l'église. Au début de la guerre et au moment de la réquisition des cloches en 1944, le système de triboulage et l'horloge furent très abîmés. Une fois la nouvelle cloche réinstallée en 1970, seule l'absence de clavier et de marteaux s'opposait à la reprise de cette pratique coutumière. En 1970 Eugène Matagne, de Fraire, organiste habituel à l'église de Chastrès, répara lui-même et de ses propres deniers le système de ce petit carillon. Lors de la Saint-Ghislain qui s'ensuivit, il exécuta une dizaine de ces petits morceaux traditionnels pendant la pause de midi de la marche. Il a aussi exécuté quelques morceaux de circonstance lors du baptême de Benoît Matagne en 1971. Mais depuis ce jour, plus personne n'a triboulé à l'église de Fraire, et cette très ancienne pratique est retombée dans l'oubli.

L'horloge

Extrait du registre aux délibérations :
« A François Delpire sont payés pour entretien de l'horloge communal : 25 F. Le 7 juillet 1835 était payée la réparation de l'horloge »
Une nouvelle horloge fut placée dans la tour par les soins de la commune. Son châssis porte l'inscription « NEAPOLI 1848 ».
Avec le temps, l'exactitude de cette horloge ayant fini par laisser à désirer, il a suffi, paraît-il, au réparateur de poser une « mastoque » (pièce de 1 sou ou 5 centimes) sur un endroit déterminé du balancier pour que cette mécanique retrouve définitivement la plus grande précision horaire.
Déjà abîmée en 1940, et l'armature de bois sur laquelle reposait notre horloge s'étant effondrée, le mécanisme s'est irrémédiablement faussé.
Selon des on-dit, cet ancien mécanisme aurait été emporté (incertain) en 2018 par un représentant daussutois de la protection du patrimoine diocésain, afin de le préserver lors de l'évacuation des débris à la fin des travaux importants réalisés cette année-là dans le clocher de notre église.
Une horloge électrique placée dans le choeur en 1958, télécommandant les sonneries de l'heure, de la demie, de l'Angelus, du glas et des offices, l'a remplacée, et en 1960 furent montés sur les faces ouest et sud de la tour du clocher les deux nouveaux cadrans horaires.
Depuis l’an 2001, la sonnerie des heures a été stoppée entre 22 h et 7 h du matin, à la demande des riverains.
Jeudi 10 mai 2012. Les cadrans horaires de l'église sont remis en fonctionnement normal ; ils marquaient des heures fantaisistes depuis plusieurs années.
Juin 2017. Les cadrans horaires sont bloqués par l'échafaudage monté en vue des réparations du clocher.
Mercredi 11 juillet 2018 : Les cloches sonnent de nouveau les heures entre 7 h et 22 h (mais le cadran facial bloqué et le cadran latéral marquant une heure fantaisiste ne seront réparés qu'après la Saint-Ghislain).
8 décembre 2018 : le marteau frappant les heures sur la cloche serait cassé ou tombé ; seuls les angelus et les appels à la messe sonnent encore.
4 juin 2019 : Les cloches sonnent de nouveau normalement les heures et les demies entre 7 h du matin et 22 h.